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Chantage à la sextape de Valbuena: la Cour de cassation examinera l'affaire en assemblée plénière

Le milieu français de Fenerbahçe, Mathieu Valbuena, lors du match de Super Ligue face à Galatasaray, à Istanbul, le 14 avril 2019
Le milieu français de Fenerbahçe, Mathieu Valbuena, lors du match de Super Ligue face à Galatasaray, à Istanbul, le 14 avril 2019 -
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OZAN KOSE
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Le “stratagème” policier dans l’enquête sur le chantage à la sextape de Mathieu Valbuena, dans laquelle Karim Benzema est mis en examen, était-il “déloyal”? La Cour de cassation a renvoyé l’affaire mercredi en assemblée plénière, sa formation la plus solennelle.

La chambre criminelle de la Cour a ordonné “le renvoi de l’affaire devant l’assemblée plénière de la Cour de cassation”, indique l’arrêt rendu par la plus haute juridiction judiciaire, dont l’AFP a obtenu copie. L’assemblée plénière est composée de tous les présidents et doyens des chambres, ainsi que d’un conseiller pris au sein de chacune d’elles, soit 19 magistrats au total.

En juillet 2017, la Cour de cassation avait donné raison à la défense en préconisant l’annulation d’un pan de la procédure.

Mais la cour d’appel de Paris lui a résisté en validant l’enquête en novembre 2018, ouvrant ainsi la voie à un procès. Elle a en effet rejeté la requête en nullité déposée par l’attaquant du Real Madrid, qui dénonçait les agissements sous couverture d’un policier s‘étant présenté comme un intermédiaire entre Valbuena et les personnes soupçonnées d‘être les maîtres-chanteurs.

La défense de Benzema, mais aussi celles de Younes Houass et Karim Zenati, deux autres mis en examen dans ce dossier, ont alors formé un pourvoi en cassation, examiné le 9 mai.

Lors de cette audience, l’avocat général avait préconisé de déclarer irrecevable le pourvoi de M. Houass et demandé pour les deux autres un renvoi de l’affaire devant une formation plénière ou, à défaut, un rejet de leurs pourvois.

Pour Patrice Spinosi, avocat de MM. Benzema et Zenati, cette décision de renvoi en assemblée plénière était “assez prévisible” et “ne préjuge en rien du fond du dossier”. “Il n’y a pas de raison que l’assemblée plénière ne confirme pas la jurisprudence de la chambre criminelle”, a-t-il estimé, interrogé par l’AFP.

Injoignable dans l’immédiat, Frédéric Thiriez, avocat de Mathieu Valbuena, avait estimé lui, à l’audience, qu’il n’y avait “rien de condamnable dans les procédés utilisés par le policier” au cours de l’enquête.

Cette affaire, dans laquelle six personnes sont mises en examen, a coûté sa carrière internationale à Benzema, plus jamais rappelé en Bleu depuis novembre 2015, tout comme à Valbuena qui évolue aujourd’hui en Turquie.

Outre l’attaquant vedette du Real Madrid, cinq autres personnes sont mises en cause, dont l’ex-international Djibril Cissé. Les hommes considérés comme les cerveaux du chantage, Mustapha Zouaoui et Axel Angot, deux hommes gravitant dans le milieu du football, sont soupçonnés d’avoir dérobé la vidéo intime de Mathieu Valbuena et d’avoir essayé d’en tirer profit.

Ils sont accusés d’avoir tenté d’approcher Valbuena d’abord par le biais de Djibril Cissé, puis par Younes Houass qui échangeait avec “Lukas”, le policier agissant sous couverture et enfin via Benzema en contactant son ami d’enfance Karim Zenati, lui aussi mis en examen.

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