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Crash du vol MH17 : l'Ukraine accuse, la Russie nie

Crash du vol MH17 : l'Ukraine accuse, la Russie nie
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Face aux accusations, la Russie nie en bloc. Alors que quatre hommes (trois russes, un ukrainien) - tous membres des forces séparatistes pro russes - sont soupçonnés d'avoir participé à l'abattage du Boeing MH17 de la Malaysian Airline en Ukraine en juillet 2014, la diplomatie russe juge ces incriminations infondées dans un communiqué :

"Comme lors des précédentes conférences de presse de l'Equipe d'investigation, cette fois encore aucune preuve concrète n'a été rapportée pour soutenir ces déclarations illicites."
Communiqué du ministère russe des affaires étrangères

Alors que la Russie nie toute implication, la diplomatie ukrainienne, pour sa part, cible directement le Kremlin et l'appelle à coopérer, conformément à la résolution 2166 du Conseil de sécurité de l'ONU du 17 juillet 2014 :

"Nous appelons la Russie à reconnaître sa responsabilité en matière de fourniture d'armes et à coopérer à l'enquête"
Communiqué du ministère ukrainien des affaires étrangères

Igor Girkin fait partie des suspects. il était l'un des principaux commandants des séparatistes pro russes dans l'est de l'ukraine. Selon lui, "les insurgés n’ont pas abattu le Boeing [...] ma position n’a pas changé" a-t-il déclaré.

Alors que le procès s'ouvrira le 9 mars 2020 au tribunal de Schiphol en banlieue d'Amsterdam, les quatre suspect seront probablement jugés par contumace ; la Russie et l'Ukraine n'extradant pas leurs ressortissants poursuivis à l'étranger.

La liste des suspects devrait s'allonger dans les prochaines semaines d'après Roman Dobrokhotov, rédacteur en chef du journal d'investigation en ligne The Insider.

"Ils ne nous montrent que les personnes pour lesquelles il y a des preuves documentées de leur culpabilité" affirme-t-il.

"Je suis certains que toutes les personnes mentionnées dans notre enquête vont apparaître dans les prochaines conférences de presse de l'équipe d'investigation. Et beaucoup travaillent directement pour le ministère de la défense russe" conclut-il.