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Le Sea-Watch a défié l'Italie, mais appelle tous les Européens à l'aide

Le Sea-Watch a défié l'Italie, mais appelle tous les Européens à l'aide
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REUTERS/Guglielmo Mangiapane
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L'impasse migratoire de nouveau en Méditerranée... La jeune capitaine du navire humanitaire Sea-Watch 3 a défié Matteo Salvini en forçant le blocus des eaux territoriales italiennes. 42 migrants sont à bord depuis deux semaines sans solution en vue. Objectif de l'ONG Sea-Watch : les débarquer sur l'île de Lampedusa.

Sur les 53 migrants secourus le 12 juin par le Sea-Watch au large de la Libye, l'Italie a déjà accepté le débarquement de 11 personnes vulnérables : enfants, femmes, malades....

A bord du Sea-Watch 3, Haidi Sadik :

"Les conditions à bord du Sea-Watch 3 deviennent difficilement prévisibles. Nos 42 naufragés essaient de rester positifs et de garder le moral, mais il est indéniable qu'ils se sentent abandonnés et malvenu en Europe."

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini s'est énervé dans un poste Facebook : "personne ne débarque à moins que quelqu'un s'occupe de les emmener à Amsterdam, à Berlin ou à Bruxelles, j'en ai ras le bol (traduction atténuée)". Il a aussi accusé l'ONG allemande de mettre la vie des migrants en danger pour un sale petit jeu politique.

"En ce moment le navire Sea-Watch agit illégalement, à la pirate, de manière délinquante en face du port de Lampedusa. Je n'autoriserai aucun débarquement. Je sais que le ministre italien des affaires étrangères a fait part de notre mécontentement à La Haye en raison de son comportement indigne, en raison notamment de l'indifférence du gouvernement des Pays-Bas."

Mardi, la Cour européenne des droits de l'Homme, saisie par l'ONG allemande, a refusé d'intervenir en urgence, mais elle demande cependant à l'Italie de "continuer de fournir toute assistance nécessaire" aux personnes vulnérables à bord.

"Nous ne pensons pas que l'Italie devrait répondre seule à ce problème, c'est à l'Union européenne de répondre à ce problème. Nous nous adressons à l'Italie mais aussi aux Pays-Bas, à l'Allemagne, à la Cour européenne des droits de l'Homme , à tous ceux qui peuvent apporter une solution" a expliqué Tamino Boehm, chef de mission Sea-Watch.

Conformément au récent "décret sécurité bis" de Matteo Salvini, les responsables de Sea-Watch risquent des poursuites pour aide à l'immigration clandestine, ainsi que la saisie du bateau et une amende de 50 000 euros.

Selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, plus de 400 migrants ont débarqué en Italie ces deux dernières semaines, dont beaucoup arrivés sur des petites barques à Lampedusa.

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