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The Brief from Brussels : difficiles négociations UE-Mercosur

The Brief from Brussels : difficiles négociations UE-Mercosur
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Les petites exploitations de viande bovine en Belgique s'inquiètent d'un éventuel accord commercial avec les pays d'Amérique du Sud du Mercosur. Le Brésil par exemple est le deuxième producteur mondial du secteur. L'agriculture est l'un des points sensibles des négociations qui se déroulent cette semaine à Bruxelles entre Européens et Sud-américains. Si les quotas d'importation dans l'UE devaient augmenter, même légèrement, pour certains exploitants c'est déjà trop à l’image d’Yves-Marie Desbruyères. "Si on a des produits qui arrivent du Mercosur avec des charges sociales, des impositions, des charges environnementales moins lourdes on ne peut pas être compétitif par rapport à ces pays-là", explique-t-il.

L'UE est le plus grand partenaire commercial du Mercosur qui rassemble quatre pays : le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay. Les 28 sont divisés, la France et la Pologne réclament des mesures pour protéger l'économie rurale. A contrario sept Etats membres, dont l'Allemagne et l'Espagne, veulent conclure très prochainement les discussions.

Le Mercosur souhaite exporter principalement du sucre, de l'éthanol, du jus d'orange et des produits agricoles. Les négociations lancées en 1999 comprennent aussi les services. Certains veulent même aller plus loin et renforcer la coopération technologique et numérique, des secteurs à haut potentiel économique. Le président de l’association UE-Brésil, Luigi Gambardella, suggère une stratégie commune sur l’intelligence artificielle ou le cloud car "ces domaines sont plus importants que le montant des exportations de viande".

L’UE cherche de son côté de nouveaux marchés pour ses produits pharmaceutiques ou son industrie automobile. Mais derrière ces négociations se cache aussi l’idée de défendre le multilatéralisme et des droits. "Avec ce modèle l'Union européenne ne fait pas qu'exporter des biens et des services, elle exporte aussi des valeurs et des principes. Alors que Donald Trump essaye d'imposer la loi du plus fort, nous montrons une politique différente", insiste l’eurodéputée socialiste Inma Rodriguez-Pinero.

Toutefois la société civile pourrait à nouveau se mobiliser comme ce fut le cas lors des accords de libre-échange avec le Canada et le Japon. Les deux partenaires espèrent terminer les discussions avant l'entrée en fonction de la nouvelle Commission européenne prévue à l'automne prochain.

Brèves :

  • Un échec pour Nigel Farage

Le Parti du Brexit de l'europhobe britannique Nigel Farage n'a pas réussi à former de groupe au Parlement européen. Cet échec signifie que la formation ne pourra pas avoir accès à des postes clefs dans les commissions. Les populistes italiens du Mouvement 5 étoiles n'ont pas réussi n'ont plus à se rassembler avec d'autres formations politiques dans l'hémicycle. Toutefois les groupes peuvent se constituer tout au long de la législature.

  • Une nouvelle impulsion UE-Maroc

L'Union européenne veut renforcer sa coopération avec le Maroc. Les 28 et Rabat veulent agir ensemble en matière de politique migratoire. A l'issue du la réunion du Conseil d'association entre les deux partenaires, les Etats membres ont salué l'entrée en vigueur de l'accord de pêche qui permettra aux navires européens d'opérer dans les eaux marocaines. L'UE et le Maroc évoquent une nouvelle impulsion de leur relation stratégique.