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Sea Watch : la capitaine du navire humanitaire entendue par un juge

Sea Watch : la capitaine du navire humanitaire entendue par un juge
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Une arrivée très remarquée au palais de justice d'Agrigente ce lundi. Celle de Carola Rackete, capitaine du navire humanitaire Sea-Watch a été arrêtée samedi pour accosté de force sur l'île de Lampedusa afin de débarquer 40 migrants. La jeune femme de 31 ans a été présentée à un juge chargé d'examiner la validité de son arrestation lundi dans l'après-midi.

"Aucune tentative de naufrage n'a encore été formalisée, elle a été arrêtée pour violence contre un navire de guerre et violation de navigation en zone restreinte", a déclaré l’un de ses avocats.

Des accusations pour lesquelles elle risque jusqu'à 10 ans de prison.

La jeune femme de 31 ans a été escortée lundi matin en bateau vers Agrigente, le chef-lieu dont dépend la petite île italienne de Lampedusa.

Dimanche soir, dans un communiqué Sea Watch a défendu la manoeuvre de sa capitaine. L'ONG allemande assure qu'elle a progressé très lentement pour laisser le temps à la vedette de la police de s'éloigner.

Mais l'affaire fait grand bruit et a provoqué des étincelles entre Rome, Berlin et Paris.

Le ministre italien de l'intérieur Mattéo Salvini, parle d'acte de guerre. Carola Rackete se défend en évoquant un acte de désobéissance, pas de violence. Mon objectif dit-elle était seulement d'amener à terre des personnes épuisées et désespérées".

Sans parler directement de l'affaire le pape François a célébré une messe pour "ceux qui ont perdu la vie en essayant de fuir la guerre et la misère et pour encourager ceux qui, jour après jour, s'emploient à soutenir, accompagner et accueillir les migrants et les réfugiés".

Les 40 migrants débarqués à l'aube samedi devraient être répartis entre plusieurs pays. Le sort de Carola Rackete, lui, est entre les mains de la justice italienne.