Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

La déception des partisans de Syriza après la défaite d'Alexis Tsipras

La déception des partisans de Syriza après la défaite d'Alexis Tsipras
Tous droits réservés
Reuters / Alkis Konstantinidis
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Chez les partisans de Syriza ce dimanche soir, c'est la déception qui règne, après la victoire du libéral-conservateur Kyriakos Mitsotakis.

"Je suis vraiment déçu qu'on ait ces idées politiques de retour. Nouvelle Démocratie a contribué à plonger la Grèce dans la crise, et maintenant ils reviennent et ils veulent nous en débarrasser", dit un partisan du parti du premier ministre sortant Alexis Tsipras.

"On s'attendait à cette défaite", dit un autre. "Les élections européennes l'avaient annoncée. Personnellement, je ne crois pas que ce résultat soit bon pour la majorité des Grecs, mais nous verrons".

La défaite reste amère. Arrivé au pouvoir en 2015 avec la promesse de mettre fin à l'austérité, Alexis Tsipras avait dû se plier aux exigences de ses créanciers européens pour obtenir un nouveau plan d'aide de 86 milliards d'euros, indispensable à la survie de la Grèce. Une trahison, pour les Grecs.

Défaite "stratégique" ?

Mais quatre ans plus tard, Alexis Tsipras rappelle ses réalisations : à l'international, l'accord sur le nom de la Macédoine du Nord. Sur le plan intérieur : la hausse du salaire minimum ou encore la baisse du chômage, même s'il reste encore très élevé.

La Grèce a fait son retour sur les marchés financiers et la croissance est repartie à la hausse. Mais la dette publique reste très élevée et le niveau de vie des Grecs bas.

"Nous nous sommes battus et nous avons fait beaucoup, toujours la tête haute", a néanmoins déclaré Alexis Tsipras, dans son allocution après l'annonce de sa défaite. "Et aujourd'hui encore, c'est la tête haute que nous acceptons le verdict des Grecs. Parce que nous savons que la Grèce que nous laissons n'a plus rien à voir avec celle d'il y a quatre ans et demi.

Le premier ministre sortant Alexis Tsipras tente de faire bonne figure après la défaite de Syriza, en disant que ce résultat ne constitue pas une défaite sur le plan de la "stratégie".

Alexis Tsipras prend néanmoins ses responsabilités et promet de transformer Syriza en un grand parti progressiste dans le futur.