Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Migration : l'éternelle querelle européenne

Migration : l'éternelle querelle européenne
Tous droits réservés
REUTERS/Guglielmo Mangiapane
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

La mer Méditerranée est de plus en plus endeuillée. Depuis le début de l'année, environ 700 personnes ont perdu la vie en tentant d'accéder à leur rêve européen. Une tragédie humanitaire qui se perpétue alors que l'Italie a décidé d'empêcher les navires de sauvetage d'amarrer sur ses côtes.

La situation des migrants a fait l'objet d'un débat animé lors d'une des premières séances du Parlement européen fraîchement élu.

Magid Magid, eurodéputé britannique écologiste, n'a pas dissimulé sa colère : "Ils méritent d'être accueillis à bras ouverts, de recevoir la sécurité et la bienveillance européennes. Monsieur le Président, contrairement à cela, Matteo Salvini est un lâche. Quel genre d'homme regarde un enfant se noyer, s'étouffer, et décide de lui tourner le dos ?"

Les soutiens de la Ligue du Nord, de leur coté, défendent bec et ongles l'action de leur Premier ministre.

"La vérité, c'est que - malgré les critiques - seuls notre gouvernement et notre ministre Matteo Salvini ont le courage de tenter de stopper le business des passeurs et de l'immigration clandestine, tout en sauvant des vies", a défendu l'eurodéputée italienne Annalisa Tardino (Lega).

Le gouvernement italien a engagé plusieurs poursuites pénales contre des capitaines d'ONG venant au secours des migrants en mer, à l'image de l'allemande Carola Rackete qui a accosté en Italie à bord du Sea Watch 3, bravant l'interdiction de Salvini.

Un nouveau pacte européen pour la migration ?

La nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, a promis un nouveau "pacte pour la migration et l'asile". L'Allemagne plaide quant à elle pour un accord non contraignant, laissant le choix aux pays d'accueillir ou non des réfugiés.

Sergio Carrera, chercheur en politiques européennes (CEPS), n'est pas convaincu par l'option allemande : "Dans ce domaine, les accords non contraignants sont extrêmement risqués. Un pacte pourrait vraiment rassembler tout le monde et empêcher les coalitions de pays réticents qui refusent de prendre leurs responsabilités."

La Finlande, qui vient de prendre le relais de la Roumanie pour présider le Conseil de l'Union européenne, promet de placer la migration dans ses priorités.

Alors que le nombre de personnes parvenant à atteindre les côtes européennes n'a de cesse de diminuer, la mortalité, elle, explose... Mais pas de quoi tarir les querelles quant à l'accueil des réfugiés.