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Il y a un an, la Grèce connaissait l'un des pires incendies de son histoire

Il y a un an, la Grèce connaissait l'un des pires incendies de son histoire
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Il y a un an, la Grèce connaissait l'une des pires tragédies de son histoire. Les feux qui ont ravagé plusieurs communes autour d'Athènes ont causé la mort d'une centaine de personnes, ce qui en fait le deuxième incendie le plus meurtrier du XXIe siècle.

Le 23 juillet 2018 à 13h heure locale, un premier incendie s'est déclaré dans le village de Kinetta à l'ouest d'Athènes. Quelques heures plus tard, un second feu a démarré près de la station balnéaire de Mati.

"À un moment donné, au cours de notre observation, nous avons vu de la fumée sortir du mont Penteli. On ne la voyait pas au début, à cause des collines devant. C'est nous, dans ce centre ici, qui avons informé les services d'incendie", se rappelle le pompier Manos Tsaliagos.

En raison des vents violents, les flammes se sont propagées rapidement. Parti du mont Penteli, l'incendie s'est ensuite déplacé vers la plage, en direction des zones habitées, brûlant plus d'une centaine de maisons.

De nombreuses personnes n'ont pas eu le temps de réagir et ont été piégées dans leurs maisons, leurs voitures, ou même à quelques mètres de la plage.

"Il avait beaucoup de raffut, de la peur, des cris. Les flammes allaient jusqu'aux vagues, jusqu'à la mer", raconte Maria Mila, une rescapée.

Selon le dernier bilan officiel, paru en mai 2019, l'incendie a causé la mort de 102 personnes; 48 femmes, 43 hommes et 11 enfants.

Poursuites pénales

La plupart des victimes étaient grecques, mais des vacanciers étrangers originaires de Pologne, d'Irlande de Belgique et de Géorgie ont également péris dans l'incendie. Au total, 200 personnes ont été hospitalisées.

Le matin du 24 juillet, un groupe de 26 personnes a été retrouvé carbonisé, dans la cour d'une villa à Mati.

"Le feu est venu de l'ouest. La porte était ouverte, alors le premier groupe a pu s'échapper, puis les gens sont descendus et ont couru jusqu'à la plage, explique Patros Fragos, un habitant de Mati_. Le deuxième groupe, lui, a été retardé de trois ou quatre minutes. Ils ont essayé de passer par la porte, mais les flammes étaient déjà là. Ces trois minutes ont été fatales. Un brasier côtier les a atteints et les a emprisonnés à l'intérieur du domaine. Alors ils ont brûlé vif._"

Le gouvernement grec ainsi que la direction de la police et des pompiers ont été fortement critiqués pour leur gestion de la crise, notamment leur retard à évacuer les lieux.

En mars cette année, le parquet d'Athènes a ouvert des poursuites pénales pour "incendie et homicide par négligence" à l'encontre de 20 personnes. Parmi elles, la préfète de l'Attique, ainsi que les maires de Marathonas et Rafina, deux villes touchées par l'incendie.