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Accord UE-Australie : Bruxelles veut protéger les appellations des produits européens

Accord UE-Australie : Bruxelles veut protéger les appellations des produits européens
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L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Australie vient d'entrer dans une nouvelle phase, selon Simon Birmingham, le ministre australien du Commerce.

Les négociations courent depuis mai 2018, mais pour ouvrir son marché aux entreprises australiennes, l'Union européenne a posé plusieurs conditions. Parmi celles-ci, la protection des appellations de 400 produits européens, comme le gruyère, la feta ou le prosecco.

Des aliments qu'on retrouve sans mal dans les supermarchés australiens, avec une différence notable : la plupart d'entre eux ne sont pas importés, mais bien produits en Australie.

Si l'accord de libre-échange était conclu, les producteurs australiens devraient donc trouver de nouveaux noms pour ces produits. Des mesures qui inquiètent le secteur de l'agro-alimentaire australien.

45 milliards d'€ d'échanges bilatéraux

"Les négociations avec l'UE offrent un potentiel considérable, estime pour sa part Simon Birmingham. C'est un marché de plus de 500 millions d'habitants, qui constitue déjà notre troisième marché d'exportation, en dépit de restrictions très lourdes en termes de droits de douane et de quotas sur nos exportations vers l'UE."

Les échanges bilatéraux entre les deux blocs représentent plus de 45 milliards d'euros par an, dont 19 milliards pour les marchandises et environ 20 milliards pour les services. Selon l'Union européenne, ces chiffres pourraient augmenter de 37% pour les biens et de 8% pour les services en cas d'accord commercial.

La future présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, a d'ores et déjà exprimé sa volonté de "conclure rapidement les négociations en cours avec l'Australie".