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Un emblème de la lutte anti-esclavage restauré à Liverpool

"Ne suis-je pas un homme et un frère", NATIONAL MUSEUMS LIVERPOOL/INTERNATIONAL SLAVERY MUSEUM
"Ne suis-je pas un homme et un frère", NATIONAL MUSEUMS LIVERPOOL/INTERNATIONAL SLAVERY MUSEUM
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En cette Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, le Musée international de l'esclavage de Liverpool dévoile un tableau extrêmement rare, restauré depuis plusieurs mois par les conservateurs.

"C'est très intéressant, car c'est une version peinte d'un emblème, un symbole du mouvement abolitionniste, explique le conservateur David Crombie. C'est très rare. A notre connaissance il n'existe plus que deux tableaux à l'huile représentant cette image."

Baptisé "Am I not a man and a brother ?" (Ne suis-je pas un homme et un frère ?), cette image était devenue à la fin du XVIIIe siècle l'un des symboles de la lutte contre l'esclavage au Royaume-Uni

Le potier Josiah Wedgwood l'avait fait reproduire en 1787 sur de nombreux médaillons, portés par les abolitionnistes de l'époque.

"Ne suis-je pas un homme et un frère ?", médaillon du XVIIIe siècle.

Ce mois d'août marque aussi les 400 ans de l'arrivée des premiers esclaves aux Etats-Unis. En 1619, un navire anglais accostait sur les côtes de Virginie avec à son bord, une vingtaine d'esclaves africains.

Pour la directrice des Musées nationaux de Liverpool, Laura Pye, cet anniversaire doit être l'occasion d'une réflexion nationale : "Nous espérons que cela va intéresser les gens, que cela va générer des discussions. Pas seulement autour de la traite négrière, mais aussi autour de l'héritage de cette traite, au Royaume-Uni et à Liverpool", estime-t-elle.

Entre le XVe et le XIXe siècle, plusieurs millions d'Africains ont été arrachés à leur foyer et envoyés sur le continent américain pour travailler dans les plantations de sucre, de tabac ou de coton.

Au Royaume-Uni, la traite a été interdite en 1807, mais il a fallu plusieurs décennies pour que la pratique cesse complètement.