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Le Brésil et la Bolivie font face à des feux de forêt

Le Brésil et la Bolivie font face à des feux de forêt
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REUTERS/David Mercado
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Le Brésil entre en action

Sous la pression internationale, le Brésil est entré en action dimanche en Amazonie, deux avions C-130 Hercules commençant à larguer des dizaines de milliers de litres d'eau au-dessus de la forêt tropicale où le nombre d'incendies progressait encore.

Des manifestations étaient prévues dans divers villes brésiliennes, comme Rio de Janeiro et Belo Horizonte (sud-est) en défense du "poumon de la planète" après celles de vendredi en Europe, tandis que les pays du G7 annonçaient une aide à l'Amazonie "le plus vite possible".

Le président Jair Bolsonaro, qui avait reçu une offre d'aide de l'allié américain, a remercié dans un tweet en fin de matinée "les dizaines de chefs d'Etat qui (..) vont nous aider à surmonter la crise qui intéresse seulement ceux qui veulent affaiblir le Brésil".

Première action concrète prise par le gouvernement brésilien : deux C-130 Hercules capables de transporter 12 000 litres d'eau et de produit retardant ont été déployés en matinée par la Force aérienne brésilienne (FAB), a annoncé le ministère de la Défense.

Le nombre d'incendies a augmenté de 1130 dans tout le Brésil en 24 heures, selon l'Institut national de recherche spatiale (INPE). Les derniers chiffres arrêtés samedi soir font état de 79 513 feux de forêt depuis le début de l'année au Brésil, dont un peu plus de la moitié en Amazonie.

Le pape François_"inquiet"_

Le pape François s'est dit "inquiet" dimanche, après la traditionnelle prière de l'Angelus, pour les incendies qui ravagent la forêt amazonienne.

"Nous sommes préoccupés pour les vastes incendies qui se sont développés en Amazonie. Ce poumon de forêt est vital pour notre planète", a dit le pontife argentin, devant une foule de fidèles massés sur la Place Saint-Pierre.

Le pape sud-américain, qui organisera à l'automne une grande conférence mondiale sur l'Amazonie, a appelé les 1,3 milliard de catholiques de la planète, à "prier pour que, grâce à l'engagement de tous, ces incendies soient éteints le plus vite possible".

La Bolivie accepte l'aide internationale

Le président bolivien Evo Morales a annoncé dimanche accepter l'aide internationale pour combattre les incendies qui ravagent les forêts de Chiquitano (sud-est) et suspendre sa campagne électorale tant que durera la crise.

"L'aide d'organismes internationaux, de personnalités ou de présidents est la bienvenue. Je laisse le ministère des Affaires étrangères s'occuper de ce dossier", a-t-il déclaré en conférence de presse.

Evo Morales, qui se présente pour un quatrième mandat, a aussi annoncé qu'il suspendait sa campagne électorale pour au moins une semaine.

Le chef d'Etat avait été critiqué après avoir refusé les aides internationales pour les incendies qui ont ravagé près d'un million d'hectares en Bolivie, et pour avoir continué à faire campagne dans une situation de crise.

Un avion Boeing Supertanker 747-400 bombardier d'eau loué par le gouvernement à une entreprise américaine est utilisé depuis deux jours sur les zones les plus touchées, mais de forts vents ont ravivé le feu samedi soir, suscitant des manifestations réclamant l'acceptation des aides internationales de toute urgence.

M. Morales a précisé avoir reçu des offres d'aide de l'Argentine, du Pérou, du Paraguay, du Chili et de l'Espagne. Il a regretté le peu de soutien économique de la banque régionale pour le développement CAF.

Il a aussi demandé à son ministre des Affaires étrangères d'examiner la proposition de la France de former une alliance pour la diversité en Amazonie.

M. Morales a aussi souligné l'importance d'une réunion d'urgence avec les pays qui composent l'Organisation du traité de coopération amazonien (ACTO) pour discuter de l'avenir de l'Amazonie, insistant pour que la rencontre ait lieu au plus haut niveau.