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Brexit : que peut-il se passer cette semaine au Parlement britannique ?

Brexit : que peut-il se passer cette semaine au Parlement britannique ?
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A l'orée d'une semaine qui s'annonce mouvementée au Parlement britannique, où les députés vont tenter de légiférer dans l'urgence pour tenter d'empêcher une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord, voici les scénarios possibles :

- Un Brexit sans accord -

Londres et Bruxelles ne parviennent pas à s'entendre et le Royaume-Uni quitte l'Union européenne sans accord de retrait à la date prévue du 31 octobre.

Redoutée par les milieux économiques, une telle sortie brutale fait craindre le rétablissement de droits de douane ainsi que des pénuries de produits alimentaires, d'essence et de médicaments.

Le gouvernement a entamé ce weekend une vaste campagne d'information incitant les entreprises et les particuliers à "se préparer pour le Brexit".

- Nouveau report -

Les députés britanniques votent une loi contraignant le gouvernement à solliciter un nouveau report de la date de sortie du Royaume-Uni de l'UE, afin d'éviter une sortie sans accord.

Les élus de l'opposition pourraient bénéficier du soutien de conservateurs rebelles pour voter un tel texte, même si Boris Johnson a menacé d'exclusion du parti les Tories qui seraient tentés d'agir ainsi.

Les députés n'ont en tout cas que quelques jours pour légiférer avant la suspension du Parlement la semaine prochaine et jusqu'au 14 octobre. Cette suspension, décidée par Boris Johnson, a provoqué un flot d'indignation de la part des opposants à un "no deal" qui y voient une tentative de les bâillonner.

Encore faudrait-il ensuite que le gouvernement se conforme à la volonté du Parlement. Le refus du ministre chargé des préparatifs en vue d'une sortie sans accord, Michael Gove, de dire si le gouvernement se soumettrait à une telle législation, alimente les craintes d'un passage en force de Boris Johnson.

- Elections anticipées -

L'opposition, emmenée par les travaillistes, pourrait faire voter une motion de censure pour faire tomber le gouvernement, dont la majorité absolue à la chambre des communes ne tient qu'à un seul siège.

Mais rien n'empêche Boris Johnson de décider que le scrutin se déroule après le 31 octobre, soit après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Il pourrait aussi déclencher lui-même l'organisation d'élections anticipées dans l'espoir de renforcer sa majorité. Une option qu'il a néanmoins écartée lundi, selon son porte-parole.

Selon l'ancien ministre de la Justice David Gauke, un conservateur opposé à une sortie sans accord, la stratégie du gouvernement est de "perdre cette semaine" au parlement "puis de convoquer des élections législatives en ayant éliminé ceux d'entre nous qui ne sont pas contre le Brexit, pas contre un départ de l'Union européenne, mais qui considèrent que nous devrions partir avec un accord".

- Brexit avec accord -

Londres et Bruxelles parviennent à décrocher un accord et à s'entendre sur la question cruciale du filet de sécurité ("backstop") irlandais. Cette clause vise à empêcher le retour à une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande.

Mais le négociateur de l'UE Michel Barnier a exclu dimanche de renégocier le "backstop" que Boris Johnson souhaite voir disparaître.

-Avec AFP-

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