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Crash du Rio-Paris : non-lieu pour Airbus et Air France

Empennage de l'A330 d'Air France qui s'est écrasé le 1er juin 2019 alors qu'il survolait l'océan Atlantique. Marine brésilienne, 9 juin 2009
Empennage de l'A330 d'Air France qui s'est écrasé le 1er juin 2019 alors qu'il survolait l'océan Atlantique. Marine brésilienne, 9 juin 2009 -
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Les juges d'instruction chargés de l'enquête sur le crash du Rio-Paris en 2009 ont ordonné un non-lieu général pour Airbus et Air France, selon des sources concordantes.

Cette décision, rendue dix ans après l'accident du vol AF447 et la mort des 228 personnes à son bord, diffère des réquisitions du parquet qui avait réclamé en juillet un procès pour la seule compagnie aérienne.

La principale association de proches de victimes, Entraide et Solidarité AF447, va faire appel "d'une ordonnance qui insulte la mémoire des victimes", a annoncé son avocat Alain Jakubowicz.

Dans une très récente tentative visant à convaincre les juges de renvoyer Airbus avec Air France, après les réquisitions du parquet, des familles de victimes avaient remis le 8 août à la justice française un rapport démontrant, selon elles, qu'Airbus connaissait depuis 2004 les faiblesses de ses sondes de vitesse, en vain.

228 personnes ont péri dans le crash du vol AF447

Le 1er juin 2009, le vol AF447 s'était abîmé dans l'océan Atlantique. Les 228 passagers et membres d'équipages, de 34 nationalités, avaient péri dans l'accident, le plus meurtrier de l'histoire de la compagnie française.

Point de départ de la catastrophe : le givrage en vol de sondes de vitesse Pitot, qui avait conduit à un dérèglement des mesures de vitesse de l'Airbus A330 et désorienté les pilotes jusqu'au décrochage de l'appareil.

Dans cette procédure, qui dure depuis plus de dix ans, les deux entreprises avaient été mises en examen en 2011 pour "homicides involontaires".

Dans son réquisitoire définitif rendu le 12 juillet, le parquet de Paris avait demandé aux magistrats de renvoyer Air France devant le tribunal correctionnel et de prononcer un non-lieu pour le constructeur.

Le ministère public considérait notamment que la compagnie aérienne avait "commis une négligence et une imprudence" en ne délivrant pas à ses pilotes suffisamment d'informations sur la procédure à adopter en cas d'anomalies liées aux sondes qui permettent de contrôler la vitesse de l'appareil, après plusieurs incidents du même genre au cours des mois précédents.

"Cet accident s'explique manifestement par une conjonction d'éléments qui ne s'était jamais produite, et qui a donc mis en évidence des dangers qui n'avaient pu être perçus avant cet accident", estiment les juges dans leur ordonnance signée le 29 août.

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