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Impasse surréaliste à Westminster, entre "shame on you" et "silenced"

Impasse surréaliste à Westminster, entre "shame on you" et "silenced"
Tous droits réservés Parliament TV via REUTERS
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Par Sandrine Delorme avec AFP, Reuters
Publié le Mis à jour
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Il n'y aura pas d'élections anticipées au Royaume-Uni, pas de demande de report du Brexit à Bruxelles, et Jon Bercow a démissionné. On vous résume la dernière session du parlement britannique avant suspension.

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Surréaliste, c'est le mot qui vient à l'esprit en évoquant cette dernière session du parlement britannique avant ses cinq semaines de suspension...

Les députés ont dit non à l'organisation d'élections législatives anticipées réclamée par le Premier ministre Boris Johnson. Et c'est à présent le blocage parlementaire jusqu'au 14 octobre, deux semaines avant la date butoir de sortie de l'Union européenne... La situation est ubuesque d'autant plus que le chef du gouvernement a confirmé qu'il ne comptait pas demander de report du Brexit aux Européens, malgré le vote in extremis d'une loi au parlement :

"J'irai à Bruxelles, notre gouvernement ira à Bruxelles le 17 octobre et négociera notre départ pour le 31 octobre, espérons-le avec un accord, mais sans, si nécessaire. Je ne demanderai pas un nouveau report..."

Recours en justice, démission ou autre, Boris Johnson n'a pas expliqué comment il compte s'y prendre. Car la loi, normalement, l'y oblige.

"Si vous voulez un délai, alors votez pour des élections générales" avait-il lancé au chef de l'opposition avant le vote, mais Jeremy Corbyn n'a visiblement pas voulu procéder ainsi :

"Nous voulons une élection, mais nous refusons de nous infliger le risque du désastre d'une sortie de l'union européenne sans accord, de l'infliger à notre communauté, à nos emplois, nos services, de remettre nos droits en cause."

Et drame supplémentaire à Westminster, l'emblématique speaker de la chambre des communes, John Bercow a annoncé sa démission. Ce conservateur occupait ce poste depuis 10 ans. il a dénoncé la dégradation de ce parlement et déclarait :

"Cette prorogation n'est ni normale, ni classique, c'est la plus longue depuis des décennies et cela représente, pas seulement dans l'esprit de mes collègues, mais pour de nombreux citoyens, l'acte unilatéral de l'exécutif."

Et c'est ainsi que s'est achevée la session parlementaires, les députés conservateurs ont quitté les bancs sous les "Honte à vous" de l’opposition. 

Et les députés travaillistes ont brandi des feuilles barrées du mot "SILENCED" pour dénoncer cette mise en retrait forcée du Parlement...

Mise en retrait qui est largement perçue Outre-Manche comme un déni de démocratie.

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