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Jusqu'où ira le scandale de l'appel téléphonique Trump-Zelensky ?

Jusqu'où ira le scandale de l'appel téléphonique Trump-Zelensky ?
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Menacé d'une procédure de destitution, Donald Trump réfute les irrégularités après le scandale provoqué par l'appel téléphonique passé avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, au cours duquel le président américain lui a demandé de se pencher sur les affaires du fils de Joe Biden en Ukraine, l'un de ses principaux rivaux pour la prochaine présidentielle.

"Je suis avec le président de l'Ukraine, il m'a rendu plus célèbre et je l'ai rendu plus célèbre", a déclaré sur le ton de l'humour Donald Trump, lors de sa rencontre avec le président Volodymyr Zelensky jeudi. Il ne croyait pas si bien dire... Car en quelques jours, la relation Zelensky-Trump est bel et bien passée de l'ombre à la lumière.

"Il vaut mieux être à la télévision que par téléphone", a pour sa part souligné, non sans ironie, le président ukrainien. C'est justement une conversation par téléphone entre les deux présidents qui est à l'origine de révélations qui placent désormais Donald Trump sous le coup d'une procédure de destitution lancée par les Démocrates.

Lanceur d'alerte

Cette nouvelle tourmente a tous les ingrédients d'une série télévisée politique, comme celle dans laquelle Volodymyr Zelensky jouait quand il était acteur, avant de devenir président. Sauf qu'ici, tout est bien réel.

Le président américain est accusé d'avoir demandé à son homologue ukrainien de se pencher sur les affaires en Ukraine du fils de Joe Biden, ancien vice-président des Etats-Unis sous l'ère Obama, et l'un des principaux concurrents démocrates de Donald Trump en vue de la prochaine présidentielle.

Des révélations permises par la plainte d'un lanceur d'alerte émanant du renseignement. "Je tiens à remercier le lanceur d'alerte pour s'être manifesté", a déclaré Adam Schiff, élu démocrate et président du comité du renseignement américain. "Je pense que ce que cette personne courageuse a fait a permis de révéler des actes répréhensibles."

"Innocent"

Un peu plus tôt, la Maison Blanche avait publié un mémo de cinq pages résumant la conversation téléphonique du 25 juillet entre les deux présidents.

Le document révèle que Donald Trump a bel et bien incité son homologue ukrainien à "se pencher" sur une enquête sur Hunter Biden, le fils de Joe Biden, qui travaillait pour une société gazière ukrainienne.

Donald Trump réfute toute irrégularités : "Je n'aime pas me dire que quand j'ai affaire à des chefs d'État, ma conversation puisse être révélée. (...) Mais les Ukrainiens ont dit : 'c'était un appel très innocent. Vous pouvez tout dévoiler si vous voulez.'"

Les démocrates ont jugé que la transcription reflétait "un abus choquant et accablant de la fonction présidentielle pour un gain politique personnel".

La procédure de destitution a peu de chance d'aboutir, le Sénat étant toujours dominé par la majorité. Mais elle risque de jeter une ombre certaine sur la campagne de réélection du président, à un peu plus d'un an du scrutin.