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Incendie de Lubrizol : des inquiétudes autour de la présence de dioxines

Le nuage de fumée à Rouen, le 26 septembre.
Le nuage de fumée à Rouen, le 26 septembre. -
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REUTERS/Pascal Rossignol/File Photo
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La santé des habitants de Rouen et de sa région est-elle menacée ? C'est la questions qu'une grande partie d'entre eux se posent, près d'une semaine après l'incendie de l'usine de produits chimiques Lubrizol.

Mardi soir, la préfecture de Seine-Maritime a publié la liste des substances détruites jeudi dernier. Au total, ce sont 5253 tonnes de produits qui sont parties en fumée.

Des résultats alarmants, selon l'Association Respire, qui étudie de la qualité de l'air : " 5300 tonnes c'est l'équivalent d'une marée noire, comme celle du Prestige qui avait touché l'Espagne il y a quelques années, explique Olivier Blond, le président de Respire. Et ces 5300 tonnes sont répandues en plein cœur d'une agglomération de 100 000 habitants. Bien sûr que c'est dangereux."

Les autorités affirment toutefois le contraire, et déclarent que la dangerosité dépend de la quantité de produits présents et de l'exposition. Mais ces explications peinent à rassurer les citoyens et les associations.

5300 tonnes [de produits toxiques] c'est l'équivalent d'une marée noire, comme celle du Prestige qui avait touché l'Espagne il y a quelques années.
Olivier Blond
président de Respire

Cocktails dangereux

"Aujourd'hui, les études, qui sont dévoilées au compte-goutte, révèlent une partie croissante de la situation, mais il reste encore des trous importants. Il y a une grande partie des produits qui ne sont pas révélés, comme les dioxines", estime Olivier Blond.

Les dioxines sont des substances toxiques cancérigènes, et qui peuvent avoir des effets à long terme sur la santé.

Selon les experts, les principaux risques proviennent des mélanges et la combustion des produits qui peuvent créer des cocktails dangereux.

La ministre de la Santé, Agnes Buzyn, a demandé à Ineris, l'agence chargée de l'évaluation des risques industriels, d'enquêter sur la présence de dioxine dans la région de Rouen. Les premiers résultats sont attendus pour jeudi ou vendredi.

De son côté, l'association Respire a déposé un référé au tribunal administratif de Rouen, "pour qu'un expert soit nommé afin de constituer les éléments du dossier de manière contradictoire" selon Corinne Lepage, avocate de l'association et ancienne ministre de l'Environnement.

Ce référé est également porté par 99 habitants de la région de Rouen.