Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Syrie : l'Europe refuse de céder au chantage d'Erdoğan

Syrie : l'Europe refuse de céder au chantage d'Erdoğan
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

La frontière entre la Turquie et la Syrie s'embrase. Les frappes aériennes et d'artillerie se sont intensifiées, à mesure qu'avance l'offensive turque contre les milices kurdes, qui tiennent le nord-est de la Syrie et où Ankara dit vouloir créer une zone de sécurité pour le retour des réfugiés syriens dans leur patrie.

La communauté internationale s'inquiète et les alliés de l'OTAN sont intervenus vendredi auprès du président Erdoğan :

"J'ai partagé avec lui mes vives préoccupations concernant l'opération en cours et le risque de déstabiliser davantage la région, d'exacerber les tensions et d'aggraver encore les souffrances humaines, détaille le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg_. Bien que la Turquie ait des préoccupations légitimes en matière de sécurité, j'attends de la Turquie qu'elle agisse avec retenue."_

Mais, loin de freiner son offensive, la Turquie invite, elle, ses alliés à la soutenir :

"Dire: ''Nous comprenons les inquiétudes légitimes de la Turquie pour sa sécurité'', ce n'est pas suffisant, insiste Mevlüt Çavuşoğlu, le ministre turc des Affaires Etrangères. Nous voulons voir de la solidarité."

Face aux critiques, Recep Tayyip Erdoğan a même menacé l'Europe d'ouvrir les frontières aux milliers de réfugiés syriens présents sur le sol turc.

Une attaque très peu appréciée du côté de Bruxelles alors que l'accord turco-européen sur l'accueil des réfugiés est particulièrement fragile.

"La Turquie doit comprendre que notre principale préoccupation est que leurs actions puissent conduire à une nouvelle catastrophe humanitaire qui serait inacceptable, rappelle Donald Tusk, le président du Conseil Européen_. Nous n'accepterons jamais que les réfugiés soient utilisés comme armes et pour nous faire chanter. C'est pour cela que je considère les menaces du président Erdoğan comme absolument hors de propos ."_

Autre menace directe de ce conflit, le risque de voir l'Etat Islamique renaître de ses cendres. Les milices kurdes désertent les camps de prisonniers et des milliers de djihadistes pourraient se retrouver sur les routes, du jour au lendemain.