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Législatives au Canada : l'importance du vote québécois

Yves-Francois Blanchet, chef du 'Bloc Québécois', à St-Jean-sur-Richelieu (Québec, Canada), 19/10/2019
Yves-Francois Blanchet, chef du 'Bloc Québécois', à St-Jean-sur-Richelieu (Québec, Canada), 19/10/2019 -
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REUTERS/Carlo Allegri
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C'était le 2 octobre dernier, sur une chaine de télévision privée québécoise. Le débat entre les principaux candidats aux élections législatives. Objectif des participants : convaincre, en français, les électeurs francophones.

Un exercice de style obligé pour tout prétendant au poste de Premier ministre, dans un pays où le français est, au même titre que l'Anglais, langue officielle.

Mais glaner des voix dans la province de Québec, c'est stratégique pour les grands partis. Le pays compte 338 circonscriptions électorales. Et le Québec, avec 78 circonscriptions, est la deuxième province la plus importante du pays, derrière l'Ontario.

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Cela dit, l'originalité de cette province à majorité francophone, c'est aussi le poids d'un parti qu'on ne trouve pas ailleurs au Canada : le Bloc Québécois.

Créé en 1991, ce parti de centre-gauche s'emploie à défendre les intérêts du Québec au niveau fédéral. Et pour cette élection, il a le vent en poupe. Il pourrait faire perdre au Premier ministre sortant, le libéral Justin Trudeau, sa majorité.

Louise Chabot est candidate du Bloc Québécois à Sainte-Thérèse-de-Blainville, près de Montréal. « Les électeurs indécis veulent savoir ce qu’on propose en environnement, en économie, sur les questions des services aux citoyens, des droits sociaux, explique-t-elle_. Moi je dis aux électrices et aux électeurs : ça vous appartient, choisissez avec vos convictions le meilleur programme qui va vous représenter._ »

L'échec des référendums d'indépendance

Mettre en avant les préoccupations quotidiennes... on est loin des grandes idées sécessionnistes des dernières décennies.

Les électeurs ont été échaudés par les deux tentatives, en 1980 puis en 1995. Deux référendums. Et à chaque fois, le non à l'indépendance qui l'emporte.

Aujourd'hui, au Québec, on parle d'autonomisme et non plus d'indépendance.

Avec près de 8,5 millions d'habitants, la province représente un quart de la population totale du Canada. Mais sa croissance démographique est moins rapide que dans le reste du pays. Ce qui n'empêche le Bloc Québécois de faire entendre sa voix sur la scène politique provinciale et fédérale.

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