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Uluru, rocher sacré des aborigènes d'Australie, est enfin sauvé des touristes

Uluru, rocher sacré des aborigènes d'Australie, est enfin sauvé des touristes
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C'est la ruée vers le "rocher rouge" australien ! Des centaines de touristes venus du monde entier ne veulent pas rater leur dernière chance d'escalader le mont d'Uluru, également connu sous le nom d'Ayers Rock, planté au beau milieu du désert du Territoire du Nord, région centrale de l'Australie. Cette beauté de la nature sera en effet interdite d'accès aux visiteurs dès ce samedi 26 octobre. Les aborigènes Anangu l'ont réclamé expressément au gouvernement et ils ont réussi à se faire entendre : pour eux, Uluru est un site sacré.

Le rocher d'Uluru n'est pas "un parc à thème" !

"C'est un lieu extrêmement important, pas une cour de récréation ou un parc à thème", revendiquent, avec une pointe d'agacement, les autorités indigènes qui en sont officiellement propriétaires depuis exactement 34 ans; l'anniversaire tombe d'ailleurs samedi. L'énorme monolithe de grès, d'une hauteur d'environ 350 mètres, est vénéré par le peuple Anangu depuis des dizaines de milliers d'années. Ses membres y organisent régulièrement des cérémonies et rituels.

Tourists climb Uluru in Australia, October 25, 2019. Friday is the last day people will be able to climb Uluru. AAP Image/Lukas Coch/via REUTERSStringer .

De 400 000 visiteurs par an à zéro dès samedi

Seulement voilà, depuis sa découverte en 1873, le mont d'Uluru ne cesse de fasciner également les Occidentaux. Et dès la fin des années 1940, il est devenu une attraction touristique mondiale. Ces dernières années, environ 400 000 personnes par an se rendent sur place, estimant que c'est le site naturel qu'il ne faut absolument pas rater quand on passe en Australie. Entre juin 2018 et juin dernier, les visites ont augmenté de 20% par rapport à la même période précédente, et ce vendredi, dernier jour ouvert aux touristes, ne va pas manquer d'établir un record.

Il fallait que cela cesse, pour préserver la culture et les traditions ancestrales des premiers habitants aborigènes, mais aussi pour protéger l'environnement, la faune et la flore fragiles de ce site classé au patrimoine mondial de l'Unesco, situé dans une réserve naturelle, le parc national Uluru-Kata.

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