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Le Mali face à une succession d'attaques djihadistes

Le Mali face à une succession d'attaques djihadistes
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REUTERS/Benoit Tessier
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Deux tués et moins 6 blessés, c'est une nouvelle attaque contre des soldats maliens qui s'est produite ce dimanche dans la zone de Bandiagara au centre du pays. Elle survient 24H à peine après la revendication par l'Etat islamique d'autres actions meurtrières ces trois derniers jours.

Ronan Pointeau, 24 ans, membre des forces françaises au Mali dans le cadre de l'opération Barkhane, est mort alors que son convoi a été touché par un engin explosif. Vendredi, ce sont 49 soldats maliens qui ont également perdu la vie dans une attaque, l'une des plus graves subie par l'armée malienne.

L'EI avait revendiqué samedi l'attaque contre les soldats maliens. "Des soldats du califat ont attaqué une base militaire où sont stationnés des éléments de l'armée malienne apostate dans le village d'Indelimane, dans la région de Ménaka", a indiqué l'EI dans un communiqué, publié sur ses chaînes Telegram.

Poudrière sahélienne

Des violences toutes survenues dans la région de Menaka, non loin de la frontière nigérienne. Un peu plus à l'ouest, l'armée malienne a également essuyé de lourdes pertes. Le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre à Mondoro, dans le sud du pays, près du Burkina Faso, quarante soldats ont été tués dans deux attaques, selon un bilan d'un responsable du ministère de la Défense. Plusieurs sources estiment que ce bilan officiel de 40 morts a été sous-évalué.

La Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a "condamné très fermement l'attaque terroriste" et affirme que "des opérations de sécurisation sont en cours dans la région avec l'appui de Casques bleus".

Une flambée de violences qui interroge sur les capacités de l'armée malienne à assurer sa propre sécurité et au-delà à sécuriser une zone immense à la croisée de plusieurs pays.

Le G5 Sahel et Barkhane dans l'impasse

Les enjeux dépassent largement Bamako. Le Mali s'est associé dans la lutte contre le terrorisme à la Mauritanie, le Burkina Fasso, le Niger et le Tchad au sein du G5 Sahel. L'initiative semble aujourd'hui avoir du plomb dans l'aile. Manque de moyen matériels et financiers, accusations d'exactions, les 5000 hommes de la force commune ont montré les limites de leur action.

Quant à Barkhane, l'opération française, elle aussi s'essouffle. Malgré des victoires sur l'Etat islamique dans le grand sahara (EIGS), elle a fait face à des modes opératoires changeants de la part des organisations terroristes se fondant parmi la population.

Une force qui semble, comme les autres acteurs du conflit, aujourd'hui ensablé au Sahel, en première ligne d'un combat contre la menace terroriste qui ne connait plus de frontière.

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