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Le Burkina Faso, en deuil et en crise

Le Burkina Faso, en deuil et en crise
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Deux jours de deuil national ont été décrétés par le président du Burkina Faso. La veille de Noël, le pays a subi la pire attaque de ces cinq dernières années. Quarante-deux personnes, dont trente-et-une femmes civiles ont été massacrées dans le village d'Arbinda.

Quelques heures plus tard, à moins de 100 kilomètres de là, une dizaine de soldats étaient tués dans une embuscade. Aucune revendication n'a été faite de ces deux attentats. Le gouvernement du Burkina annonçait dans la foulée avoir neutralisé 80 terroristes.

Dans le village d'Abrinda, Il reste de l'attaque des motos abandonnés et d'autres véhicules explosés par les kamikazes. Le ministre de la défense burkinabè Cherif Sy s'est rendu sur place pour passer un message aux militaires, qui ont encore payé un lourd tribu en ce 24 décembre.

"Dites aux civils que nous sommes ensemble, et que c'est ensemble que nous gagnerons cette bataille. Si vous nous assurez qu'ils sont avec nous, alors nous voleront de victoire en victoire", a-t-il lancé devant la presse.

560 000 déplacés

Derrière ces déclarations, il y a des faits dramatiques. Au Burkina Faso, les violences armées sont quotidiennes. Depuis 2015, les attaques jihadistes ont fait environ 750 morts. L'ONU dénombre à ce jour 560 000 déplacés, une hausse de 500 % depuis le début de l'année.

Les régions du Centre-Nord et du Sahel sont les premières victimes des groupes islamistes. Mais le gouvernement ne cesse de perdre du terrain ailleurs, notamment dans les régions frontalières du Mali à l'Ouest, et du Niger à l'Est, qualifiées de "fortement déconseillées" par les diplomaties occidentales.

Dernières tueries en date : le 6 novembre, sur la mine d’or de Boungou a fait 39 morts. Puis le premier décembre, quatorze fidèles protestants, dont des enfants, tués à Hantoukoura. Ainsi que les 42 victimes d'Arbinda.

Maillon faible du G5 Sahel

Le Burkina Faso est de fait présenté comme le maillon faible des pays membres du G5 Sahel, qui espèrent mettre sur pied une force commune de 5 000 hommes pour contrer l’extension des groupes jihadistes.

Les États ont appelé mi-décembre à plus de soutien de la communauté internationale. Mais la présence dans la région de soldats français, de la mission Barkhane, et de casques bleus de la MINUSMA, est critiquée par une partie des populations burkinabè et malienne.

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