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Manifestation contre la réforme des retraites : un cortège émaillé de tensions à Paris

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Manifestation contre la réforme des retraites : un cortège émaillé de tensions à Paris
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A Paris, la 4ème journée de grande manifestations contre la réforme des retraites, jeudi 9 janvier, a été émaillée de tensions entre une petite partie des manifestants et la police.

L'ambiance a parfois été tendue et les tirs de gaz lacrymogènes des forces de l'ordre ont fusé.

La préfecture de police a fait état de 16 blessés parmi les forces de l'ordre, 20 chez les manifestants, tandis que 27 personnes ont été interpellées. Des journalistes notamment.

Dans le reste du cortège, les manifestants étaient déterminés à ne pas plier face à un projet de réforme qu'ils jugent néfaste pour eux-mêmes et pour les générations futures.

"Travailleurs des secteurs privé et public, nous sommes tous ici pour faire reculer le gouvernement sur ce projet injuste qui consiste à réduire les droits des travailleurs", explique par exemple ce manifestant.

Les syndicats contestataires ont d'ores et déjà appelé à de nouvelles actions la semaine prochaine, les 14, 15 et 16 janvier.

D'ici là, les opposants à la réforme des retraites seront mobilisés ce samedi, journée habituellement dévouée aux manifestations des gilets jaunes depuis plus un an. Des gilets jaunes qui étaient également présents dans le cortège parisien.

"C'est très grave. 35 jours de grève et aucune réponse du gouvernement qui est complètement fermé et hostile", a déclaré Eric Drouet, l'un des leaders des gilets jaunes.

"Au-delà des retraites, c'est aussi avoir accès au mieux-vivre", explique Jérôme Rodrigues.

"Le nombre élevé de personnes dans les rues devrait faire grimper les enjeux des négociations entre organisations patronales et syndicales et le gouvernement, qui reprennent ce vendredi, sur la question de l'équilibre financier du système des retraites", explique notre correspondante Anelise Borges.

"Nombreux sont ceux qui espèrent que ce nouveau cycle de négociations pourra permettre une sortie de crise qui a déjà coûté à la France - et aux Français - des millions d'euros."