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Crise en Libye : intenses tractations diplomatiques

Crise en Libye : intenses tractations diplomatiques
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Les Européens continuent de se mobiliser sur le dossier libyen pour tenter d'arracher un cessez-le-feu, alors que le pays est divisé entre les forces du maréchal Haftar et le gouvernement d'union nationale de Fayez al-Sarraj.

Le Président du Conseil italien Giuseppe Conte a finalement reçu le chef du gouvernement d'union national libyen Fayez al-Sarraj, qui aurait rebroussé chemin il y a quelques jours, selon la presse italienne et libyenne, lorsqu'il a appris que Giuseppe Conte s'était d'abord entretenu avec son rival, le maréchal Haftar.

Pendant ce temps, Angela Merkel a rencontré le président russe Vladimir Poutine. Alors qu'une conférence sur la Libye doit se tenir à Berlin en janvier, la chancelière allemande tente de jouer le rôle de médiateur. Les deux dirigeants ont appelé à une désescalade.

"Je compte vraiment sur le fait que dans quelques heures, (...) comme nous l'avons demandé avec le président turc, (Recep Tayyip) Erdogan, les parties au conflit libyen cesseront le feu", a dit le président Vladimir Poutine, à l'issue de sa rencontre à Moscou avec Angela Merkel, dominée par le dossier libyen.

"Il est important de mettre fin enfin à la confrontation armée", a insisté le président russe, alors que le maréchal Haftar a jusqu'ici dit vouloir poursuite son offensive sur Tripoli.

Mercredi, Moscou et Ankara, deux acteurs clé en Libye, avaient déjà appelé à un cessez-le-feu. Sans succès.

Le pays est déchiré par un conflit entre le gouvernement d'union nationale (GNA), soutenu par l'ONU et Ankara, et les forces rivales du maréchal Khalifa Haftar, que la Russie est accusée d'appuyer via des livraisons d'armes et l'envoi de mercenaires. Ce que Moscou réfute.

Charles Michel en Turquie

De son côté, le président du Conseil européen Charles Michel s'est rendu en Turquie, où il a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a annoncé début janvier le début du déploiement de troupes en Libye, faisant craindre une escalade de la violence dans le pays.

Sur Twitter, Charles Michel a indiqué qu'il s'était entretenu avec le président truc des façons pour l'"UE et la Turquie de travailler ensemble pour favoriser une désescalade au Proche-Orient et en Libye". Mais pas plus de détails.

Après son déplacement à Istanbul, Charles Michel devait se rendre en Egypte pour un entretien samedi soir avec le président Abdel Fattah al-Sissi, qui appuie de son côté le maréchal Haftar.

La visite de Charles Michel en Turquie, sa première en tant que président du Conseil, intervient en outre dans un contexte de fortes tensions en Méditerranée orientale entre Ankara et des membres de l'UE, notamment Nicosie et Athènes, au sujet de gisements d'hydrocarbures découverts ces dernières années.

Les relations entre la Turquie et l'Union européenne se sont fortement tendues depuis 2016, notamment en raison de la dégradation de la situation des droits humains depuis une tentative de putsch ratée contre le président Erdogan, suivie d'une implacable répression.

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