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En Hongrie, le gouvernement nationaliste ne ménage pas sa peine pour doper la natalité

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En Hongrie, le gouvernement nationaliste ne ménage pas sa peine pour doper la natalité
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Des enfants, oui, mais des enfants hongrois… C'est en quelque sorte le mantra du gouvernement hongrois. Face au déclin démographique, la droite conservatrice et nationaliste du Fidesz ne ménage pas sa peine. Elle vient de décréter la gratuité des traitements contre l'infertilité. Ce sera aussi prochainement le cas pour la fécondation in vitro. Pour le Premier ministre Viktor Orban, pas question de compenser la faible natalité par l'immigration.

Si nous voulons des enfants hongrois plutôt que des immigrés, et si l'économie hongroise peut générer les financements nécessaires, alors la seule solution est de dépenser autant que possible pour soutenir les familles et élever les enfants.
Viktor Orban
Premier ministre hongrois

Des cliniques privées rachetées par l'État

1,5 naissance par femme : le taux de fécondité en Hongrie est inférieur à la moyenne européenne et le gouvernement vise le chiffre de 2,1 nécessaire pour renouveler la population. Pour ce faire, il rend donc tout acte et médicament contre l'infertilité gratuit. Il a aussi racheté des cliniques privées spécialisées dans ce domaine.

Pour autant, certains experts s'inquiètent de voir la qualité des soins en pâtir. C'est le cas de ZSombor Kunetz.

« L'État n'est pas le meilleur gestionnaire qui soit, assure cet expert des questions de santé. La qualité des services fournis dans les établissements publics est souvent moindre que celle des services fournis dans les établissements privés. »

Pénurie de personnel

Autre difficulté aggravée par l'exode massif que connaît la Hongrie depuis une dizaine d'années, la pénurie de médecins spécialisés tels que les embryologistes, les endocrinologues et les hématologues, autant de spécialités indispensables dans ces établissements.

« Certes, beaucoup d'argent est subitement injecté dans le système mais il n'y a toujours pas suffisamment de personnel spécialisé en Hongrie, déplore Gabriella Lantos, une autre experte santé. L'autre raison pour laquelle je suis sceptique, c'est que l'efficacité n'est pas mesurée et sans concurrence, l'efficacité baisse. En réalité, le traitement de l'infertilité est devenu l'une des armes démographiques du pouvoir pour lutter contre l'immigration, mais je doute qu'il y parvienne de cette manière. »

Budapest a en tout cas multiplié les mesures pour doper la natalité du pays, qui compte moins de 10 millions d'habitants et a vu un million de personnes partir vivre à l'étranger en 10 ans. Allègement de la fiscalité, prêts à taux zéro et au remboursement différé, aide au logement ou à l'achat de véhicules. Pour encourager les couples à faire des enfants, un vaste plan a été mis en place il y a quelques mois. Avec ses nouvelles mesures contre l'infertilité, le pays espère 4000 naissances de plus d'ici 2022.

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