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Conflit en Libye : la conférence de Berlin est "un petit pas en avant"

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Conflit en Libye : la conférence de Berlin est "un petit pas en avant"
Tous droits réservés  Kay Nietfeld/DPA via AP, Pool
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Respecter enfin l'embargo de l'ONU sur les armes, ne plus interférer dans les affaires intérieures de la Libye, c'est ce qu'ont promis les 11 dirigeants participants à la conférence de Berlin. Reste à voir si ces promesses seront suivies d'effet...

Mais c'est bien "un petit pas en avant" pour l’Allemagne, "une conférence très utile" pour la Russie. L'important pour Angela Merkel était de parler enfin d'une seule voix pour soutenir la trêve précaire entre les deux forces qui s'opposent en Libye:

"Nous avons reçu l'engagement de tous les participants, ils ne fourniront plus aucun soutien à la Libye, et devraient aussi stopper toute opération tant que durera le cessez-le-feu."

Fayez al-Sarraj, le chef du Gouvernement d'union nationale reconnu par l'ONU à Tripoli, et son rival qui contrôle l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, se battent pour prendre le contrôle effectif de ce pays riche en pétrole et en gaz.

Ils ont refusé de se rencontrer lors de cette conférence sous l'égide de l'ONU, mais étaient tous deux présents à Berlin. Le maréchal Haftar a rencontré Emmanuel Macron qui s'inquiète de l'envoi de miliciens syriens pro-turcs et de militaires turcs en soutien à Fayez al-Sarraj que le président turc Recep Tayyip Erdogan a rencontré de son côté.

Les deux rivaux ont toutefois accepté de former un comité pour travailler, dans les prochains jours à Genève, à établir un cessez-le feu permanent, comme l'a expliqué le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov :

"Le nouveau comité militaire composé de cinq représentants de Sarraj et Haftar, élaborera, sous la supervision des Nations Unies, des mesures de confiance concrètes qui rendront le cessez-le-feu durable."

Sur le terrain, des heurts entre les deux camps sont signalées presque quotidiennement. Et le camp Haftar a bloqué les exportations de pétrole libyennes, seule véritable source de revenus du pays, à la veille du sommet de Berlin.

Dans ce contexte, Fayez al-Sarraj a demandé à Berlin l'envoi dans son pays d'une "force militaire internationale" sous l'égide de l'ONU.

Plusieurs dirigeants, notamment les chefs de gouvernement italien et britannique, se sont dits ouverts à l'idée de l'envoi d'une mission internationale, voire d'une force, pour aider à garantir un cessez-le-feu, une fois qu'il aura été accepté par les deux camps.

Les pays de l'Union européenne doivent commencer à en débattre ce lundi à Bruxelles.