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Procès en destitution : le Sénat américain va juger Donald Trump

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Procès en destitution : le Sénat américain va juger Donald Trump
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AP
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C'est ce mardi que le très attendu et très médiatique procès en destitution de Donald Trump va entrer dans le vif du sujet.

L'élu démocrate Adam Schiff, le procureur général, va ouvrir et diriger les débats au Sénat avec plusieurs incertitudes à lever, à commencer par la durée et le déroulement de ce procès.

Autre interrogation : l'opposition parviendra-t-elle à obtenir l'audition de quatre témoins-clés, dont le chef de cabinet de la Maison Blanche Mick Mulvaney et l'ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton ?

La procédure d'impeachment, déjà adoptée par la Chambre des représentants dirigée par Nancy Pelosi, est inscrite dans l'article 2 de la Constitution américaine.

Elle permet de juger et éventuellement de destituer - ce qui n'est jamais arrivé jusqu'à présent - un président qui se serait rendu coupable de "trahison", "corruption" ou "crimes et délits majeurs".

Pour assurer sa défense, le milliardaire républicain s'est offert les services d'une batterie de conseils, comme l'ex-procureur Kenneth Starr, personnage central de l'affaire Lewinsky, ou le consitutionnaliste Alan Dershowitz, qui fut l'un avocats d'O.J. Simpson.

Concrètement, il est reproché au 45e président des Etats-Unis d'avoir fait pression sur son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky en lui promettant une aide militaire en échange de l'ouverture d'une enquête sur son rival démocrate, Joe Biden.

Donald Trump est jugé pour abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès, mais pour qu'il soit destitué, il faudrait l'aval de deux tiers des 100 sénateurs qui font office de jurés. Or, 53 d'entre eux sont des élus républicains...

Richard Nixon, impliqué dans le scandale du Watergate, ayant préféré démissionné avant de subir un tel affront, seuls deux autres présidents américains ont fait face à un procès en destitution : Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1999, qui était accusé d'avoir menti sur sa relation intime avec une stagiaire à la Maison-Blanche, Monica Lewinsky.

Donald Trump espère que les débats seront clos dans deux semaines afin de pouvoir prononcer le 4 février son dernier discours sur l'état de l'Union avant la prochaine élection présidentielle, où il briguera un deuxième mandat.

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