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Le mal-être des agriculteurs espagnols

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Le mal-être des agriculteurs espagnols
Tous droits réservés  AP Photo/Alicia Leon
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Les agriculteurs espagnols multiplient les manifestations, comme ce mardi sur les routes d'Estrémadure et d'Andalousie, pour exprimer leur préoccupation face à un métier dont ils peinent de plus en plus à vivre.

Rentabilité quasi nulle

Les agriculteurs réclament un juste prix pour leurs produits souvent vendus moins chers que les coûts de production. Pour un kilo d'orange par exemple, un agriculteur espagnol paye en moyenne de sa poche entre 20 et 22 centimes d'euros pour un revenu égal voir inférieur, selon les données des associations du secteur.

Dans ce contexte, beaucoup d'agriculteurs pourraient à l'avenir quitter la campagne. D'autant que les négociations sur le futur de la politique agricole commune n'augurent, selon eux, rien de bon.

Exode rural

La diminution des subventions et la concurrence accrue de pays à bas coût de main-d’œuvre pourraient peser davantage encore sur leurs revenus, s'inquiète Juan Salvador Torres, secrétaire général de l'AVASAJ, l'association des agriculteurs de Valence :

"Nous dépendons du marché. Or le marché ne peut pas être chaotique et nous obliger à subir une concurrence d'autres pays qui n'ont pas les mêmes conditions de production que les nôtres. Il ne peut pas y avoir de marché commun, dans lequel on exige beaucoup plus de vos agriculteurs et beaucoup moins des autres. Ce n'est pas juste, ce n'est pas de la réciprocité, ce ne sont pas des conditions égalitaires pour un marché unique."

Depuis 1985, l'agriculture en Espagne a vu disparaître plus de 700 000 emplois, entraînant un exode vers les villes, aggravant ainsi la crise démographique des territoires ruraux.