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Migrations : Ankara augmente la pression, des milliers de migrants affluent

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 Migrations : Ankara augmente la pression, des milliers de migrants affluent
Tous droits réservés  AP / Emrah Gurel   -   Emrah Gurel
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Selon l'Organisation mondiale des migrations au moins 13.000 personnes se sont amassées à la frontière greco-turque depuis que Recep Tayyip Erdogan a annoncé qu'il ne comptait plus les empêcher d'entrer en Europe.

Pour trois jeunes Afghans qui marche le long d'une route, la déclaration du président turc était l'opportunité qu'ils attendaient avant de poursuivre leur chemin.

"On vient d'Afghanistan et cela fait plusieurs mois qu'on attendait en Turquie. On voulait traverser la frontière jusqu'à la Grèce et on y est arrivé ! À cause des talibans on ne peut pas rester dans notre pays" dit l'un deux.

Apostolos Staikos est l'envoyé spécial d'Euronews : "Ces trois Afghans ont réussi à traverser la frontière et c'est rare. Leur objectif est d'atteindre Thessalonique, mais ils ont peu de chance d'y parvenir : la police et l'armée patrouillent jour et nuit et arrêtent tous ceux qui entrent illégalement en Grèce."

3.000 migrants attendent au poste-frontière de Kastanies, au nord-ouest de la Turquie. La tension est montée pendant la nuit lorsque la foule a tenté de forcer son passage vers la Grèce.

Michalis Chrisochoidis, Ministre grec de la Protection du citoyen : "Des milliers de personnes misérables sont coincées à nos frontières, ce n'est pas eux qui ont décidé de venir ici. La Turquie les expulse et les repousse. Notre voisin les exploite pour son propre compte."

Face l'afflux massif de migrants, la Grèce dit avoir procédé et des tirs de gaz lacrymogène pour protéger ses frontières des traversées illégales.

De son coté, les Nations Unies lancent un appel au calme et à ne pas faire un usage "excessif" de la force.