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Plongée au cœur d'un hôpital de Madrid, surpeuplé par les malades du coronavirus

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Plongée au cœur d'un hôpital de Madrid, surpeuplé par les malades du coronavirus
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Dans les couloirs de l’hôpital Severo Ochoa à Madrid, les images font froids dans le dos.

Une centaine de patients atteints du covid-19 ont été munis de masques et installés là où il restait de la place.

Ce jeudi, le nombre personnes atteintes par le coronavirus en Espagne s’élève à plus de 56 197 et le nombre de morts à 4145.

Les hôpitaux sont saturés et le personnel de santé éreinté et inquiet. Ils tentent malgré tout de trouver des solutions d'urgence pour permettre l'hospitalisation de nombreux patients.

Ils sont allongés sur des lits pour les plus chanceux, ou sur des chaises ou des nattes installées à même le sol pour d’autres.

Nombreux d'entre eux ont pu être connectés à des respirateurs, toutefois il manque des équipement de protection et des lits entre autres.

Luis Díaz Izquierdo, médecin urgentiste à l'hôpital Severo Ochoa à Madrid révèle que le quotidien que les annonces de gouvernement ne sont pas toutes effectives :

"Je ne veux pas parler de politique parce que ce n'est pas le moment, mais quand j'entends à la télévision qu'il y a suffisamment d’équipement, alors que mes collègues et moi-même nous nous plaignons ce matin du manque de matériel, je n’arrive pas à le croire. Lorsque ce fameux comité de crise du gouvernement dit que nous avons tout, on est bien loin de la vérité. Et quand ils disent que nous avons 300 000 kits de test, eh bien, les avoir c’est une chose, mais il faut que ces kits soient testés par des professionnels qui savent comment le faire, sinon à quoi bon les utiliser ? "

Les professionnels travaillent avec la peur au ventre craignant d’être infectés mais aussi avec celle de transmettre le virus à leurs familles.

À cela s’ajoutent la fatigue et le manque de jours de congés lorsqu'il faut remplacer un collègue soudainement infecté.

Dans la région de Madrid, il y a des dizaines de milliers de personnes qui présentent des symptômes bénins. Ces dernières ne sont pas testées et restent à domicile. Le personnel de santé des hôpitaux les traite à distance par assistance téléphonique.