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En Suède, les mesures pour lutter contre le coronavirus n'ont pas modifié le quotidien des habitants

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En Suède, les mesures pour lutter contre le coronavirus n'ont pas modifié le quotidien des habitants
Tous droits réservés  David Keyton/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Alors que le monde entier s’isole pour lutter contre la propagation du Coronavirus, la Suède appréhende la pandémie d’une façon bien différente des autres pays européens.

Loin d’être épargnée par le virus, la Suède compte ce dimanche 3 447 cas et 105 morts liées au Covid-19.

Pourtant, ses habitants continuent à vivre comme si de rien n’était.

À Stockholm, la capitale suédoise, les citoyens peuvent encore se rencontrer, et profiter de l’arrivée du printemps.

Dans ce pays, le savoir-être semble de mise. Le gouvernement n’a pas promulgué de mesures coercitives et la fermeture des établissements n'est pas une obligation. Le premier ministre Stefan Lofven fait confiance au sens des responsabilités de ses citoyens et sait qu'ils sauront se comporter en adulte en respectant les recommandations gouvernementales.

Parmi elles, l’éloignement social est suggéré ; le travail a domicile est encouragé et les personnes âgées de plus de 70 ans sont incitées à s’isoler.

De plus, la distanciation sociale et la pratique des gestes barrières sont de mises, tout comme le fait d'éviter la foule lorsqu'une personne est à risque.

Ces images peuvent sembler choquantes pour un italien ou un français qui subit des mesures de confinement strictes.

En Suède, les écoles, les bars, les restaurants et les magasins en tout genre sont donc toujours ouverts.

Les élèves, les professeurs, les promeneurs et les clients continuent d’affluer.

Ce dimanche, Stefan Lofven a mis en place une deuxième mesure obligatoire : les rassemblements de plus de 50 personnes sont interdits, ce qui rabaisse la limite de départ de 500 clients.

Anders Tegnell est épidémiologiste d'État de l'Agence de santé publique de Suède, pour lui, fermer les écoles serait une action inconsidérée.

"Il n'est pas possible de faire des choses très drastiques comme dans d'autres pays, garder les écoles fermées pendant quatre ou cinq mois, aurait de sévères effets à bien des égards, notamment en matière de santé publique."