EventsÉvùnementsPodcasts
Loader
Suivez-nous
PUBLICITÉ

La crise du coronavirus amplifie la fracture nord-sud en Italie

La crise du coronavirus amplifie la fracture nord-sud en Italie
Tous droits rĂ©servĂ©s Claudio Furlan/LaPresse
Tous droits rĂ©servĂ©s Claudio Furlan/LaPresse
Par Giorgia OrlandiEuronews
Publié le Mis à jour
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

🇼đŸ‡č Dans le sud de l'Italie, la pandĂ©mie de coronavirus et les mesures de confinement font exploser la prĂ©caritĂ©.

PUBLICITÉ

La pandémie de coronavirus a amplifié la fracture sociale en Italie. Dans le sud du pays, la précarité explose, poussant certains à rationner leur nourriture. En Sicile, les autorités locales craignent une résurgence des organisations mafieuses.

La Sicile n'a recensĂ© que 34 nouveaux cas de coronavirus ces derniĂšres 24 heures. L'Ăźle est relativement Ă©pargnĂ©e par la pandĂ©mie, mais les mesures de confinement dĂ©cidĂ©es Ă  Rome s'y appliquent tout de mĂȘme.

Des "nouveaux pauvres"

Face à l'effondrement de l'activité économique et l'absence d'autorité étatique, le maire de Palerme alerte le gouvernement."Je ne veux pas croire que l'absence d'aide du gouvernement central va donner aux organisations mafieuses une chance de prendre le contrÎle des entreprises et de profiter de la colÚre des gens dans le nord et le sud du pays ".

Une mise en garde, alors que les statistiques montrent une prĂ©carisation de la sociĂ©tĂ© de l'Ăźle. Un sicilien sur 4 vivrait dans la pauvretĂ©, beaucoup plus qu'en Lombardie, oĂč une personne sur 10 est considĂ©rĂ©e comme prĂ©caire. Des "nouveaux pauvres" sont apparus dans le paysage du pays.

"Ils ont honte"
Giuseppe Parruzzo
Fondation Caritas

"Ils ne vous regardent pas dans les yeux, ils viennent juste chercher leur nourriture et puis ils partent" constate Giuseppe Parruzzo de la fondation Caritas en Sicile. "Ils ont honte, ils n'ont pas l'habitude de demander des choses, ils ont toujours été habitués à vivre de leurs propres revenus" explique-il, alors que la fréquentation des organisations caritative est en augmentation sur l'ßle.

Capture d'Ă©cran / Euronews via AFP, le 3 avril 2020
À Naples, de la nourriture est mise Ă  disposition sur une table, dans la rueCapture d'Ă©cran / Euronews via AFP, le 3 avril 2020

La différence de richesse entre le nord et le sud se ressent particuliÚrement en cette période de confinement et de rationnement de la nourriture. Certains ne peuvent plus acheter des biens de premiÚre nécessité.

La précarité en Calabre

"Pour rationner nos aliments, nous ne mangeons que deux fois par jour" raconte Salvatore Chinni, retraitĂ© dans la rĂ©gion Calabre. "Nous mangeons des pĂątes Ă  midi et le soir, nous cuisinons nous-mĂȘmes avec de la farine" explique-t-il en prĂ©cisant n'utiliser que des "ingrĂ©dients bon marchĂ© comme des oignons, des poivrons, des tomates sans utiliser des choses comme le jambon, le salami ou autres charcuteries que nous ne pouvons pas nous permettre".

Le gouvernement italien a dĂ©jĂ  envoyĂ© une aide financiĂšre Ă  chaque municipalitĂ© d'Italie, mais le maire de Palerme, Leoluca Orlando, a expliquĂ© que cet argent avait Ă©tĂ© utilisĂ© pour gĂ©rer la premiĂšre phase de l'urgence et apaiser les tensions sociales. Il faudra plus d’argent dans les semaines Ă  venir, a-t-il dit.

Partager cet articleDiscussion

À dĂ©couvrir Ă©galement

Les mesures d’urgence face au coronavirus "ne doivent pas se prolonger indĂ©finiment"

Médecins de formation, plusieurs eurodéputés reprennent les gants contre le coronavirus

NO COMMENT: L'Italie traverse un épisode de canicule jusqu'à 40°C