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La guerre civile continue en Libye, malgré la crainte du coronavirus

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La guerre civile continue en Libye, malgré la crainte du coronavirus
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"Laissez moi vous montrer la ville", nous dit Wadah, notre chauffeur.

Les rues de Tripoli, la capitale libyenne, sont vides. Ici aussi, on essaie de contenir le coronavirus.

Le Gouvernement d'union nationale (GNA) a annoncé un confinement général de dix jours dans les zones qu'il contrôle dans l'ouest de la Libye, dont la capitale Tripoli.

Un "couvre-feu" de 24 heures entre en vigueur vendredi.

Cette mesure ne s'applique pas à l'est du pays contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar, ainsi qu'à une grande partie du sud qui échappe au contrôle des deux camps rivaux.

La seule chose que les autorités ne sont pas capables de stopper, ce sont les combats des milices.

"Vous avez entendu l'explosion, juste là ?, nous demande Wadah Alkish. Ca dure depuis trop longtemps tout ça. et on n'en voit pas la fin. Beaucoup de gens ont peur de l'arrivée des troupes de Haftar et de ce qui va se passer quand ils vont rentrer dans Tripoli."

Deux camps se disputent le pouvoir en Libye

La Libye est engluée dans une bataille sans fin depuis la chute de Kadhafi en 2011.

L'année dernière a été marquée par une nouvelle vague de violences quand les troupes de Khalifa Haftar ont lancé une offensive sur Tripoli contre les forces du gouvernement d'union nationale, le GNA, reconnu par l'Onu. Mais Tripoli résiste.

Malgré un appel à la fin des hostilités lancé par les Nations Unies, les armes ne se taisent pas.

“Il n'y a pas eu une diminution du conflit ces dernières semaines, au contraire, constate Willem de Jonge, responsable des opérations du Comité International de la Croix Rouge en Libye. Avec des conséquences : les médecins et les infirmières qui soignent les patients du Covid-19 sont souvent appelés dans les hôpitaux pour soigner les blessés de guerre."

Le système de santé libyen était déjà fragile avant l'arrivée du Covid-19. Et même si le pays n'a pas enregistré un nombre significatif de contaminations, un décès et 42 cas, notamment compte tenu de l'impossibilité de les compter, l'impact de la pandémie pourrait être dévastatrice ici, si elle atteint les mêmes niveaux qu'en Europe.

Pour l'instant, le Covid-19 est une menace invisible, et les Libyens espèrent qu'elle le restera. Après des années d'instabilité politique et de violences en Libye, ses habitants n'ont pas besoin d'un ennemi supplémentaire.