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Covid-19 : rebond épidémique, l'OMS appelle à la vigilance

Des personnes traversent le World Trade Center, vendredi 9 juillet 2021, à New York.
Des personnes traversent le World Trade Center, vendredi 9 juillet 2021, à New York. Tous droits réservés AP Photo/Mark Lennihan
Tous droits réservés AP Photo/Mark Lennihan
Par Euronews avec AFP
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Le Covid refait surface. 1,5 millions de contaminations supplémentaires ont été rapportées dans le monde en un mois selon l’OMS.

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Le Covid ne prend toujours pas de vacances et refait parler de lui au cœur de l'été en France comme dans d'autres pays, avec un rebond épidémique jusqu'alors modéré mais invitant à la vigilance.

Sorti de la majorité des esprits après plus de trois ans de pandémie et plusieurs vagues, le virus du SARS-Cov-2 s'est récemment rappelé au souvenir de certains Français, notamment dans la foulée des fêtes de Bayonne.

Quelques indicateurs encore en place confirment une reprise épidémique.

Aux urgences, les passages pour suspicion de Covid ont grimpé de 31% la semaine du 31 juillet au 6 août comparé à la précédente, concernant 920 malades, selon Santé publique France.

Côté SOS Médecins, les actes médicaux pour suspicion de Covid-19 ont bondi de 84% en une semaine, à plus de 1 500 actes début août, selon SpF.

Illustration probable de l'effet des fêtes de Bayonne, la hausse de l'incidence en métropole est "localisée notamment dans le sud-ouest et portée essentiellement par la Nouvelle-Aquitaine", a relevé la Direction générale de la santé.

"La circulation du Covid est certes faible en France mais il nous faut rester vigilants, car la situation évolue rapidement", a jugé le ministre de la Santé, dans une déclaration transmise à l'AFP. "Nous devrons, encore pendant plusieurs saisons, vivre avec les résurgences de ce virus", a ajouté Aurélien Rousseau.

Un rebond est aussi rapporté aux États-Unis, au Royaume-Uni, mais aussi en Inde ou au Japon.

Le nombre de nouveaux cas recensés dans le monde a bondi de 80% sur un mois, avec 1,5 million de contaminations supplémentaires du 10 juillet au 6 août, a indiqué vendredi l'Organisation mondiale de la santé.

Si, depuis début mai, l'OMS ne considère plus la pandémie comme une urgence sanitaire mondiale, "le virus continue de circuler dans tous les pays, continue de tuer et continue de changer", a souligné mercredi son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Sa version EG.5, surnommée Eris par certains scientifiques, est actuellement la plus scrutée car elle pourrait être porteuse du rebond. Les rassemblements estivaux et la baisse d'immunité peuvent aussi jouer.

"Ne pas baisser la garde"

Ce sous-variant de la famille Omicron, membre du lignage XBB, semble plus transmissible que d'autres en circulation -probablement sous l'effet de nouvelles mutations génétiques-, et peut-être plus capable d'échapper aux défenses immunitaires.

Plus de 17% des cas de Covid recensés dans le monde mi-juillet relevaient d'EG.5 (+7,6% sur un mois), selon l'OMS.

"On l'a identifié en Inde, mais aussi dans d'autres pays d'Asie, en Amérique du Nord, en Europe, où il tend à supplanter les précédentes souches dominantes. Ce variant n'est pas rapporté, là où il est passé, provoquer de symptômes spécifiques, ni de virulence particulière", a exposé à l'AFP Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale de l'université de Genève.

Jusqu'alors, "les éléments disponibles ne suggèrent pas qu'EG.5 présente des risques supplémentaires pour la santé publique par rapport aux autres lignées descendantes d'Omicron en circulation", selon l'OMS.

Mais "le risque demeure qu'un variant plus dangereux émerge et provoque une hausse soudaine des cas et des décès", a rappelé le Dr Tedros.

Suivre les oscillations épidémiques est cependant plus compliqué, par manque de données depuis la dégringolade du nombre de tests, de séquençages et l'arrêt de dispositifs de suivi.

"Le brouillard est épais sur la situation épidémiologique un peu partout dans le monde. Il est urgent que les autorités sanitaires réinstaurent un système de veille sanitaire fiable du Covid", selon Antoine Flahaut.

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En France, la Direction générale de la santé a assuré que "les autorités sanitaires n'ont pas baissé la garde" mais "adapté" la surveillance car "le Covid est désormais une des infections respiratoires aiguës virales, à côté de la grippe et du VRS", à l'origine des bronchiolites.

Au fil du temps et des vagues, la répercussion du Covid sur les hospitalisations et les décès s'est fortement amenuisée, grâce au niveau élevé d'immunité acquise par la vaccination et/ou les infections. Mais elle n'est pas nulle, et les Covid longs s'y ajoutent.

La vaccination reste cruciale, et l'OMS a exhorté mercredi à "intensifier les efforts pour augmenter la couverture vaccinale".

Pour mieux coller aux mutations du virus, les groupes pharmaceutiques Pfizer/BioNTech, Moderna et Novavax préparent des vaccins ciblant la lignée XBB.

Dans plusieurs pays, dont la France, des campagnes vaccinales, centrées sur les plus vulnérables, sont prévues cet automne, couplées avec celles contre la grippe.

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