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A la veille du week-end de la Pâques orthodoxe, le président roumain appelle à la prudence

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A la veille du week-end de la Pâques orthodoxe, le président roumain appelle à la prudence
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Un reportage de Mari Jeanne Ion

En Roumanie aussi, le coronavirus vient bousculer les habitudes, notamment religieuses. Le président Klaus Iohannis a lancé un avertissement aux Roumains, pour qu'ils restent chez eux pendant la Pâques orthodoxe ce week-end, une semaine après celle des catholiques.

La Roumanie a déployé des mesures sévères, avec l'armée appelée en renfort de la police.

"Chers Roumains, a déclaré le président Klaus Iohannis, quelques soient les choses que vous entendez, je veux vous rapporter ce que disent les autorités médicales, les experts, restez chez vous, sinon après Pâques nous aurons des funérailles."

Le premier cas de coronavirus en Roumanie est apparu le 26 février, et le patient a été guéri quatre jours plus tard. Un peu moins de 400 personnes ont perdu la vie, pour une population de 19 millions d'habitants. Mais il y a certains endroits comme dans la ville de Suceava, dans le nord du pays, qui sont devenus des foyers d'épidémie. Plus de 300 médecins et soignants ont été contaminés et des médecins militaires ont été réquisitionnés pour soutenir les urgences.

"L'hôpital a été tout simplement décimé par l'épidémie, avec un effondrement du personnel médical, explique le Dr. Daniel Derioiu, responsable de l'établissement. Seuls 20% étaient capables de travailler. Imaginez, il y avait des services entiers avec une pénurie de personnel qui essayaient de soigner les patients."

Pour les pays de l'est de l'Europe, la situation n'est pas aussi tragique qu'à l'ouest, en Italie, en Espagne, en France ou en Grande-Bretagne. Le Dr Raed Arafat a été consulté par le gouvernement pour définir les mesures de confinement, il est convaincu que la coopération européenne est la clé pour battre la pandémie :

"Le virus n'a pas de frontières, et ce qu'on voit maintenant c'est que nous sommes tous dans la même situation. Certains sont à des niveaux plus graves, mais nous faisons face tous au même risque. Nous travaillons tous ensemble. "

"Les déplacements ont été très restreints, explique notre correspondante Mari Jeanne Ion, comme on le constate à l'entrée de Bucarest, d'ordinaire embouteillée. Les vols ont été annulés. Impossible de voyager depuis et vers les pays touchés par le virus. Enfin, la grande majorité des Roumains sont orthodoxes, et la Pâques orthodoxe arrive, un défi pour les autorités, avec des dizaines de milliers de personnes qui pourraient rentrer dans leurs familles, pour les vacances."