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Coronavirus : Trump va "suspendre temporairement" l'immigration

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Le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 20 avril 2020 à Washington
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 20 avril 2020 à Washington   -   Tous droits réservés  AP Photo/Alex Brandon
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Le président américain Donald Trump a annoncé lundi qu'il allait "suspendre temporairement" l'immigration aux Etats-Unis pour "protéger les emplois" des Américains face à la crise économique provoquée par le coronavirus.

"A la lumière de l'attaque de l'Ennemi Invisible, et face à la nécessité de protéger les emplois de nos GRANDS citoyens américains, je vais signer un décret présidentiel pour suspendre temporairement l'immigration aux Etats-Unis"

Le coronavirus, qualifié d'"Ennemi invisible" par le locataire de la Maison Blanche, a déjà tué plus de 42 000 personnes aux Etats-Unis, où 787 752 cas ont été enregistrés selon le décompte de l'université américaine Johns Hopkins.

Quelque 22 millions d'Américains ont également perdu leur travail en raison des conséquences économiques de l'épidémie.

Le président américain n'a en revanche donné aucun détail sur la manière dont il entendait appliquer cette décision et pour combien de temps.

Il avait dès le mois de janvier restreint les déplacements avec la Chine où le nouveau virus est apparu en décembre, avant d'interdire les voyages entre les Etats-Unis et la plupart des pays européens à la mi-mars.

Donald Trump s'est depuis montré impatient face aux efforts déployés pour lutter contre l'épidémie, semblant encourager les manifestants en colère contre les mesures adaptées dans certains Etats, et approuver la levée du confinement dans plusieurs régions du pays.

Le président américain, candidat à sa réélection, avait fait campagne sur des mesures visant à limiter l'immigration.

Les manifestations anti-confinement se poursuivent

"Rouvrir l'économie", soutenir Donald Trump et empêcher les gouverneurs démocrates d'utiliser la pandémie pour gagner des pouvoirs "illégaux": près d'un millier de personnes ont manifesté lundi contre le confinement à Harrisburg, la capitale de la Pennsylvanie.

Après une série de rassemblements dans une dizaine d'Etats ce week-end et d'autres prévus lundi en Californie et dans l'Ohio, cette manifestation était la première d'envergure dans cet Etat gouverné par un démocrate, Tom Wolf, et considéré comme un des Etats-clés pour l'élection présidentielle de 2020.

La Pennsylvanie a enregistré plus de 33 000 cas de coronavirus et 1 204 décès, devenant le quatrième Etat américain le plus touché, loin derrière New York, le New Jersey et le Massachusetts.

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Des manifestants contre le confinement à Harrisburg en Pennsylvanie, le 20 avril 2020.AP Photo/Matt Slocum

Les klaxons ont résonné pendant plus de deux heures à Harrisburg, ville de 50 000 habitants où des centaines de véhicules, souvent des pick-up ornés d'un drapeau américain avec des slogans pro-Trump tracés sur les vitres, ont tourné autour du Capitole, le Parlement local.

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Des manifestants, certains armés, lors de la manifestation demandant le fin du confinement en Pennsylvanie, à Harrisburg le 20 avril 2020.AP Photo/Matt Rourke

Une foule compacte de plusieurs centaines d'autres personnes s'étaient rassemblées sur les marches du Capitole, brandissant des pancartes dénonçant aussi bien les dommages à l'économie causés par le confinement que le gouverneur, accusé de profiter du virus pour s'arroger des pouvoirs "illégaux", ou le droit à l'avortement. La plupart des manifestants ne portaient pas de masques, mais certains étaient armés.

Aussi bruyantes que soient ces manifestations, que Donald Trump a encouragées en jugeant que certains gouverneurs étaient allés "trop loin", elles semblent refléter des opinions minoritaires . Un récent sondage de l'université Quinnipiac indique en effet que 81% des Américains soutiennent les mesures de confinement.