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Covid-19 : le Royaume-Uni devient le deuxième pays le plus touché en Europe

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Virus Outbreak Britain
Virus Outbreak Britain   -   Tous droits réservés  Frank Augstein/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Royaume-Uni

Le bilan de la pandémie de nouveau coronavirus au Royaume-Uni a brutalement augmenté à 26 097 morts mercredi, soit le deuxième plus lourd en Europe après l'Italie, du fait de l'inclusion des maisons de retraite, ont indiqué les services de santé.

Le bilan de mardi, qui ne portait que sur les hôpitaux, faisait état de 21.678 morts.

Au total, 165 221 cas (+4 076) ont été officiellement confirmés, a précisé le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab lors d'une conférence de presse.

Jusqu'à présent, les bilans quotidiens du ministère de la Santé n'incluaient que les hôpitaux. Les gestionnaires de maisons de retraites avaient sonné l'alarme, s'estimant oubliés des statistiques mais aussi des mesures prises par les autorités pour fournir tests et matériels de protection aux personnels de santé.

Globalement, les autorités estiment que la pandémie a entamé sa décrue au Royaume-Uni, les contaminations, hospitalisations et décès s'étant tour à tour orientés à la baisse. Mais elles craignent une recrudescence en cas d'assouplissement du confinement en place depuis le 23 mars.

La transmission de la pandémie s'est accélérée plus tard au Royaume-Uni que chez ses voisins européens. Et le pays a tardé à les suivre vers le confinement, Boris Johnson se montrant dans un premier temps désinvolte face aux risques et ses conseillers scientifiques invoquant la nécessité de construire une "immunité de groupe" en laissant le virus se propager.

Après un revirement spectaculaire, le gouvernement a décrété le confinement le 23 mars et l'a depuis prolongé au moins jusqu'au 7 mai. Boris Johnson a été lui-même contaminé et a passé trois jours en soins intensifs début avril.

De retour aux commandes du gouvernement lundi après sa convalescence, le Premier ministre a dit comprendre l'impatience de ses compatriotes. Il leur a promis des annonces "dans les prochains jours" sur la manière dont le pays compte relancer son économie actuellement à l'arrêt, avec des conséquences sociales très douloureuses.

Il a cependant averti que sortir du confinement trop vite risquerait de réduire à néant les efforts consentis jusqu'à présent.

France

En pleine préparation du plan de sortie du confinement imposé aux Français depuis la mi-mars, le nombre de patients lourds hospitalisés pour Covid-19 en réanimation continue de baisser pour la troisième semaine consécutive.

La décrue enregistrée quotidiennement depuis le 9 avril s'est confirmée mercredi avec 180 patients en moins sur les dernières 24 heures, selon la Direction générale de la Santé. Le bilan total de l'épidémie s'établit désormais à 24 087 morts depuis le 1er mars, dont 427 enregistrés depuis mardi.

Pour la première fois, un décès lié au coronavirus est survenu mercredi en Lozère, dernier département épargné jusqu'alors.

"Nous allons devoir vivre avec le virus", a prévenu Edouard Philippe en présentant mardi devant les députés - et plus de 14 millions de téléspectateurs - sa feuille de route pour un déconfinement progressif à partir du 11 mai.

"Si les indicateurs ne sont pas au rendez-vous, nous ne déconfinerons pas le 11 mai" ou alors "plus strictement", a mis en garde Edouard Philippe. IL a d'ailleurs demandé "avec insistance" aux entreprises de maintenir le télétravail autant que possible et de veiller à équiper les salariés en masques dans le cas contraire.

Les masques seront par ailleurs rendus obligatoires dans les transports et jugés désormais "préférables" dans de nombreux cas, après avoir été déconseillés au début de la crise.

Après les pharmacies, Bercy a annoncé que les masques seraient vendus dans certaines enseignes de la grande distribution à partir du 4 mai, et partout le 11.

A partir du 11 mai les attestations de déplacement seront supprimées, jusqu'à 100 km du domicile. Et les commerces pourront rouvrir, mais ni les bar ni les restaurants, pas davantage les cinémas ou les grandes manifestations sportives et culturelles de plus de 5.000 personnes.

Italie

En Italie, le nombre de décès dus au coronavirus continue de diminuer. Depuis le début de la pandémie, 27 682 personnes sont décédées, dont 323 lors des dernières 24 heures, le nombre le plus bas enregistré cette semaine. Alors que le déconfinement est prévu pour le 4 mai, les autorités affirment être mieux préparées en cas de deuxième vague.

"Nous avons des ventilateurs en stock que nous attendons de distribuer si le virus revient. Nous sommes équipés pour résister à des pics encore plus élevés que ceux de la première phase. Personne ne peut résister à l'apocalypse, mais nous pensons tous que cela ne se produira pas" affirme Domenico Arcuri, commissaire spécial italien pour le coronavirus.