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La France et l’Allemagne proposent une nouvelle étape du projet européen

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Un homme regarde des annonces d'emploi sur la vitrine d'une agence pour l'emploi à Madrid en Espagne
Un homme regarde des annonces d'emploi sur la vitrine d'une agence pour l'emploi à Madrid en Espagne   -   Tous droits réservés  Paul White, AP
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Des entreprises à l'arrêt, un chômage qui progresse et des frontières fermées, l'UE affronte une crise profonde. Les 27 peinent cependant à s'entendre sur la voie à suivre. La France et l'Allemagne ont donc proposé lundi la mise en place d'un Fonds de relance de 500 milliards d'euros.

Ce nouveau dispositif serait financé par des emprunts contractés par la Commission européenne au nom de l'Union européenne. Ces moyens seraient alors considérés comme des dotations aux Etats membres et non pas comme des prêts. La Commission européenne salue la proposition franco-allemande "qui souligne l'ampleur du défi économique que l'Europe doit surmonter", précise le porte-parole de l’institution Eric Mamer.

Ce projet est une bonne nouvelle selon le Premier ministre espagnol. Dans un tweet Pedro Sanchez évoque "un pas positif, dans la bonne direction, en ligne avec nos demandes. L'Union européenne doit maintenant conclure un paquet financier conséquent. Il faut continuer à avancer".

Le chancelier autrichien est plus réservé et souligne sur les réseaux sociaux que sa position n'a pas changé. Vienne se dit prêt à soutenir les pays les plus touchés à l'aide de prêts.

Cette frilosité des pays membres partisans d’un budget européen plus réduit n’étonne pas l’analyste de l’Institut Bruegel Rebecca Christie. "Les petits pays fiscalement conservateurs seront les plus sceptiques car ils ne veulent pas mobiliser leurs ressources afin de payer pour les plus grands pays qui ont besoin de plus d'aide", explique-t-elle.

Cette annonce marque un tournant pour le projet européen. C'est un premier pas vers une mutualisation de la dette. Les poids lourds de l'UE poussent donc vers une Europe toujours plus intégrée. Sur le papier c'est aussi une victoire politique pour le président français qui a réussi à convaincre Berlin.