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Brexit : "Pas de progrès significatifs" après une semaine de négociation

Michel Barnier
Michel Barnier   -   Tous droits réservés  Francois Lenoir/The Associated Press.
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Des négociations grippées... Michel Barnier, le négociateur européen sur la relation post-Brexit entre l'UE et le Royaume-Uni a estimé vendredi qu'il n'y avait "pas eu de progrès significatifs" à l'issue d'une semaine de négociations par visioconférence à cause de la pandémie de nouveau coronavirus.

Il a averti qu'un accord devait être trouvé avec Londres d'ici le 31 octobre, "dans un peu moins de 5 mois", alors que le Royaume-Uni refuse pour l'instant une prolongation de la période de transition, au delà de fin décembre, lors d'une conférence de presse à l'issue de cette 4eme session de négociations.

La pêche est l'un des principaux sujets de tensions post-Brexit. Les représentants des pêcheurs britanniques sont vent debout contre la volonté de Bruxelles de lier un accord commercial à un accès aux eaux britanniques aux mêmes conditions qu'actuellement pour leurs collègues européens, notamment français, belges et néerlandais.

Céder sur ce sujet représenterait "une option nucléaire et serait très préjudiciable pour l'UE comme pour le Royaume-Uni", a averti cette semaine Barrie Deas, directeur de la fédération nationale des organisations de pêcheurs, qui dit s'attendre à des actions de blocage de la part des pêcheurs français.

"Intensifier et accélérer"

Le Royaume-Uni a, lui, fait état de progrès qui "restent limités" dans ces négociations avec l'Union européenne sur leur relation post-Brexit, appelant à "intensifier et accélérer" les discussions pour arriver à un accord avant la fin de l'année.

"Les progrès restent limités mais le ton de nos discussions a été positif", a déclaré le négociateur britannique David Frost dans un communiqué. "Nous sommes sur le point d'atteindre les limites de ce que nous pouvons faire dans le format de discussions à distance. Pour faire des progrès, nous devons clairement intensifier et accélérer notre travail", a-t-il ajouté à l'issue d'une quatrième semaine de négociations.

Selon l'agence AP, le meilleur espoir d'une avancée rapide repose maintenant sur une réunion politique de haut niveau entre Johnson et la président de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, prévue pour la fin du mois.

S'ils ne parviennent pas à un accord d'ici la fin de l'année, les droits de douane et les quotas seront rétablis sur les échanges entre les deux parties et le Royaume-Uni sera traité comme un pays-tiers par les 27 autres États membres de l'UE.