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En Europe, l'onde de choc contre le racisme

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En Europe, l'onde de choc contre le racisme
Tous droits réservés  Roberto Monaldo/LaPresse via AP
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Les scènes sont les mêmes d'un pays à l'autre : un genou à terre, le poing levé.

Ce dimanche, la vague de protestation pour dénoncer le racisme et les violences policières s'est à nouveau fait entendre en Europe, où des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues.

A Rome, en Italie, un rassemblement improvisé a réuni des milliers de manifestants. L'onde de choc provoquée par la mort de George Floyd, cet Afro-américain asphyxié lors de son interpellation, continue de se propager.

L'heure était aussi à la mobilisation dans une dizaine de villes en Espagne : à Madrid, plus de 3 000 personnes se sont retrouvées devant l'ambassade des Etats-Unis. Elles étaient aussi plus de 15 000 dans la capitale danoise, à Copenhague, pour scander "Black Lives Matter", "les Vies des Noirs comptent". Un slogan qui a résonné de la Hongrie aux Pays-Bas, en passant par l'Allemagne, ou encore la Suède pour ne plus se contenter du silence.

À Londres, des heurts ont éclaté en marge des rassemblements qui se sont tenus pour le deuxième jour d'affilée dans la capitale britannique.

Des tensions ont éclaté aux abords de Downing Street, où un manifestant a été menotté. D'autres cortèges se sont formés, notamment en direction de l'ambassade américaine pour soutenir le mouvement "Black Lives Matter", "les Vies des Noirs comptent". Au total, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Londres, bravant l'interdiction des autorités.

La veille, déjà, une manifestation s'était soldée par des échauffourées et une trentaine d'arrestations : face aux jets de bouteille, la police avait chargé à cheval pour disperser des protestataires.

Ce dimanche, les rassemblements ont aussi gagné d'autres villes du Royaume-Uni, comme à Bristol, où la statue d'un négrier, figure emblématique de la ville mais contestée de longue date, a été déboulonnée avant d'être jetée dans la rivière . Un geste considéré comme "inacceptable" par la ministre de l'Intérieur, Priti Patel.