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Bordeaux : un centre d'art numérique dans une ancienne base sous-marine

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"Bassins de Lumières", à Bordeaux
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Avec deux mois de retard, en raison de la crise sanitaire, Culturespaces ouvre, ce mercredi, son tout nouveau centre d'art numérique.

L'ancienne base sous-marine de Bordeaux véritable "monstre de béton" sert maintenant d'écrin aux "Bassins de Lumières". L'endroit offre 14 500 m² de surface de projection, grâce à 90 vidéos projecteurs, 80 enceintes et 100 km de fibre optique.

Les œuvres se reflètent dans l’eau des quatre immenses bassins ajoutant ainsi une nouvelle dimension à l’expérience immersive. La visite s'effectue sur des passerelles au-dessus de l'eau et le long des quais des gigantesques bassins.

Les deux premières expositions mises à l'honneur sont "Gustav Klimt, d'or et de couleurs" et "Paul Klee, peindre la musique". Le choix de l'artiste autrichien, auteur du "Baiser" sonnait comme une évidence.

C'est un artiste qui convient bien au gigantisme du lieu aussi bien dans les premières peintures qu'il a faites qui sont des grandes fresques murales, et ici on a des murs, de l'espace, et puis le fait que Klimt apporte une bascule, une nouveauté, c'est aussi le moment de montrer que cette base sous marine, connait elle aussi cette bascule, cette nouveauté.
Augustin de Cointet de Filain
Directeur des "Bassins de Lumières" et de Culturespaces Digital

Bordeaux a longtemps tourné le dos à cette base sous-marine et ses 600 000 m² de béton armé achevée en 1943 par les nazis. Mais la détruire aurait été économiquement impossible. "Ce n'est qu'à la fin du XXe siècle qu'on va pouvoir découvrir la base, avec des espaces liés à la plaisance et l'art contemporain" explique Mathieu Marsan, historien de l'art et de l'architecture.

Culturespaces a donc décidé de faire de "Bassins de Lumières" le centre d'art numérique le plus volumineux au monde. Cet acteur privé qui pilote déjà "L'Atelier des lumières" à Paris et les "Carrières de lumières" à Baux-de-Provence, a investi 14 millions d'euros dans ce projet. Le site reste cependant propriété de la ville de Bordeaux.