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France : la flèche de Notre-Dame sans doute reconstruite "à l'identique"

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La flèche de Notre-Dame, en flammes, en train de s'effondrer, le 15 avril 2019
La flèche de Notre-Dame, en flammes, en train de s'effondrer, le 15 avril 2019   -   Tous droits réservés  GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP
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Les images de ce "cathédrame" avaient fait le tour du monde. Le 15 avril 2019, un incendie avait dévasté la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les dégâts ont été considérables, les flammes ont ravagé l'un des édifices les plus iconiques de la capitale française et de la France dans son ensemble.

Greenpeace via AP
L'ONG Greenpeace s'est invitée sur les travaux de Notre-Dame le 9 juillet 2020.Greenpeace via AP

Alors que les travaux pour rendre tout son lustre à ce bâtiment achevé au XIVe siècle battent leur plein, la flèche, qui s'était effondrée, va sans doute faire l'objet d'une reconstruction "à l'identique". La nouvelle ministre française de la Culture, Roselyne Bachelot, a indiqué ce mercredi qu'un "large consensus" existait pour la reconstruire telle quelle. La flèche avait été édifiée à l'origine entre 1220 et 1230. Elle avait été plus tard remplacée par un second ouvrage, construit par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, inauguré en août 1859. C'est cette seconde flèche qui a donc été réduite à néant en avril 2019.

"Un large consensus se dégage dans l'opinion publique et (chez) les décideurs - puisqu'à la fin, ce sera, je pense, le président de la République qui va trancher - pour la reconstruction à l'identique", a ainsi déclaré Roselyne Bachelot au micro de France Inter, en ajoutant "c'est toujours difficile de dire à l'identique exactement, mais dans l'esprit de la flèche".

La ministre de la Culture a ajouté qu'elle irait ce jeudi après-midi "saluer la structure qui s'occupe de ce dossier, qui va rendre ses conclusions".

La Commission nationale du patrimoine et de l'architecture (CNPA), qui réunit des élus, des experts et les architectes du chantier, doit évoquer ce jeudi les modalités de reconstruction de Notre-Dame, en partie ravagée par un incendie en avril 2019.

Trois dossiers à examiner : la charpente, le toit et la flèche

La question d'une reconstruction à l'identique de la flèche, selon les plans détaillés laissés par l'architecte Viollet-le-Duc, ou à l'inverse en incluant un geste architectural contemporain, comme évoqué par l'exécutif peu de temps après l'incendie géant, fait débat depuis des mois.

Tweet de Franck Riester, alors ministre de la Culture

L'architecte en chef Philippe Villeneuve, meilleur connaisseur de la cathédrale, est nettement hostile à cette deuxième option, qui prendrait en outre bien plus de temps.

Repoussé en raison du confinement, le délicat démontage de l'échafaudage qui entoure Notre-Dame, déformé et soudé par la chaleur de l'incendie, sera achevé "au plus tard fin septembre", a assuré il y a une semaine le général Jean-Louis Georgelin, président de l'Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale.

Ce démontage conditionne la possibilité de démarrer la restauration proprement dite de Notre-Dame, que le président français, Emmanuel Macron, souhaite voir reconstruite dans un délai de cinq ans.

Action de Greenpeace à Notre-Dame

Ce jeudi matin également, des militants de Greenpeace ont déployé une grande banderole (cf. photo plus haut dans l'article) sur la grue surplombant la cathédrale Notre-Dame de Paris pour appeler le gouvernement français "aux actes" contre le réchauffement climatique. Par cette action, l'ONG s'est attirée les foudres de Roselyne Bachelot.

C'est vers 6h ce matin que quatre militants sont montés sur la grue attenante à la cathédrale, haute d'environ 80 mètres. Vêtus d'un uniforme jaune et coiffés d'un casque, ils ont tiré une banderole géante "Climat : aux actes" et la signature "Greenpeace", en noir sur fond jaune.L'un d'entre eux, suspendu dans le vide, a brandi le message "Macron, climat, Notre-Drame". L'action s'est terminée vers 8h30 et la banderole a été retirée.

Le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, a pour sa part indiqué que les militants "n'avaient pas touché la cathédrale" et que leur action n'avait donc entraîné "aucun risque ni pour le bâtiment, ni pour le chantier". Il a regretté que la ministre de la Culture réponde par "une pirouette" et non "sur le fond".