DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Le président du Conseil européen propose son plan de relance aux 27 chefs d’Etat et de gouvernement

euronews_icons_loading
Le présidente du Conseil européen Charles Michel
Le présidente du Conseil européen Charles Michel   -   Tous droits réservés  © European Union 2018 - Source : EP/© European Union 2018 - Source : EP
Taille du texte Aa Aa

La nouvelle base de négociation de relance de l’économie européenne est désormais sur la table. Le président du Conseil européen a présenté vendredi ses propositions. Charles Michel a dévoilé son document une semaine jour pour jour avant le sommet européen où les dirigeants de l’UE se réuniront pour la première depuis le début de la pandémie tous ensemble à Bruxelles.

Notre but est d’investir et d’engager des réformes
Charles Michel
président du Conseil européen

Cette rencontre sera consacrée aux négociations sur le budget européen à long terme et sur le plan de 750 milliards d’euros pour relancer l'activité. Pour Charles Michel cette stratégie n’a qu’un seul objectif renforcer l’Union et lui permettre de sortir plus forte de la crise. "Notre but n’est pas de brûler l’argent, notre but est d’investir et d’engager des réformes (…) de prendre davantage en considération le défi climatique, le défi numérique et de rendre l’Union européenne plus résiliente", insiste le Belge.

Les chefs d’Etat et de gouvernement disent vouloir parvenir à un accord avant la pause estivale. L’architecture globale du plan de relance est évaluée à 1 800 milliards d’euros. L’objectif de ces propositions est de convaincre les pays membres les plus sceptiques à savoir les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Danemark. Ces Etats, surnommés les quatre frugaux, sont partisans de l’orthodoxie budgétaire.

Pour la chercheure de l’Institut Bruegel, Rebecca Christie, il y a des éléments pour convaincre ces capitales. "Il (Charles Michel) a souligné que les rabais seraient maintenus pour les quatre frugaux et aussi pour l’Allemagne", explique-t-elle.

Le sommet de la semaine prochaine évoquera aussi le lien entre l’accès aux fonds de l’UE et le respect de l’Etat de droit. Le président du Conseil européen propose cette conditionnalité, ainsi "à la majorité qualifiée il sera possible de prendre des décisions avec des conséquences financières pour les Etats membres", précise Charles Michel.

Les cartes sont sur la table de négociation, c’est maintenant aux dirigeants de l’Union de faire le chemin vers un compromis.