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La force européenne Takuba déployée au Sahel ce mercredi : avec quels moyens et pour quel objectif ?

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Archive - Des soldats burkinabés s'entraînent avec des membres des forces spéciales néerlandaises à Thies au Sénégal, le 27 février 2020
Archive - Des soldats burkinabés s'entraînent avec des membres des forces spéciales néerlandaises à Thies au Sénégal, le 27 février 2020   -   Tous droits réservés  Cheikh A.T Sy, AP
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La force européenne "Takuba", un groupement de forces spéciales destiné à accompagner les soldats maliens au combat face aux jihadistes, sera "prête à agir à partir du 15 juillet" avec une centaine de militaires estoniens et français, selon la ministre française des Armées.

Son nom : Takuba. Traduction : Sabre en tamashek. C'est l'intitulé de l'unité de forces spéciales sahéliennes et européennes que la France déploie à compter de ce mercredi au Sahel. Une centaine de militaires estoniens et français sont chargés d'épauler les forces locales et les militaires de l'opération Barkhane, lancée en 2014 pour faire reculer les groupes djihadistes dans cette bande de territoire qui traverse, entre autres, le Mali, le Burkina Faso, le Niger ou encore le Tchad.

Quels moyens ?

Dans un entretien au quotidien La Croix, Florence Parly précise que "la Task Force Takuba (sera) constituée d'unités mixtes sahéliennes et européennes qui iront ensemble au combat".

Cette nouvelle mission devrait en principe monter en charge. Les Estoniens et les Français doivent être rejoints à l'automne par un contingent tchèque d'une soixantaine d'hommes, avant l'arrivée début 2021 de 150 militaires suédois.

Pourtant, en mars, la Belgique, le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, s'étaient également engagés à y participer et l'opération avait également reçue le soutien politique de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Suède. L'Italie souhaiterait également rejoindre la force, selon la ministre française des armées Florence Parly.

Quel objectif ?

Si la présence de la France n'a pas vocation à être éternelle, l'heure du départ n'a donc pas encore sonné. Selon l'ONU, les violences djihadistes, mêlées aux conflits intercommunautaires, ont fait 5 fois plus de morts l'an dernier au Mali, au Niger et au Burkina Faso, comparé à 2016.

Si l'image de la France auprès des populations locales n'est pas toujours bonne, le ministère des armées vante des succès militaires.

Le groupe terroriste Etat islamique au grand Sahara a subi de lourdes pertes. En juin, les forces spéciales aiguillées par un drone américain, ont tué le leader d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. Mais ces victoires tactiques ne suffisent pas pour l'heure à sortir durablement la région de l'ornière. Et les armées locales, sous-équipées, sont encore loin d'être autonomes.