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Serbie-Kosovo : après la rencontre virtuelle, le face-à-face à Bruxelles (Reportage à Pristina)

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Serbie-Kosovo : après la rencontre virtuelle, le face-à-face à Bruxelles (Reportage à Pristina)
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Après la rencontre virtuelle, le face-à-face en personne aujourd'hui à Bruxelles pour les dirigeants serbe et kosovar sous les auspices de l'Union européenne...

Même si le contexte est peu propice, c'est un grand pas en avant nous explique Dastid Pallaska, avocat, expert politique et ancien conseiller de la présidence du Kosovo, mais pour Pristina il n'y a vraiment qu'un seul objectif à atteindre. Il le confirme :

"Il n'y a qu'une seule question ouverte, c'est la reconnaissance du Kosovo par la Serbie".

La Serbie ne reconnaît toujours pas l'indépendance de son ancienne province décrétée il y a 12 ans, en 2008. Le dialogue entre Pristina et Belgrade a récemment été relancé avec l'aide des États-Unis. L'Union européenne a repris le flambeau et joue à nouveau un rôle de premier plan dans cette reprise des pourparlers.

Pour Jorgen Samso, correspondant d'euronews dans la région, "la réunion à Bruxelles et la reprise d'un dialogue facilité par l'Union européenne sont importantes pour les citoyens d'ici. Mais le Kosovo est également touché par une flambée de cas de Covid-19, et à cela s'ajoutent des troubles politiques et un récent changement de gouvernement".

Teuta Kelmendi, habitante de Pristina nous fait part de son sentiment : "Je m'attends à ce que le dialogue reprenne et d'une meilleure manière. J'espère que les choses s'amélioreront pour les citoyens du Kosovo car nous sommes confrontés à une situation bien pire en ces temps de coronavirus".

Esat Selimi, retraité, habitant aussi Pristina explique : "c'est la seule façon de résoudre cette situation, quel que soit le gouvernement, nous attendons ce dialogue avec impatience. Pour que nous aussi, nous puissions vivre heureux et en paix comme les autres peuples du monde".

La rencontre en personne à Bruxelles entre Pristina et Belgrade ce jeudi n'est que le début d'un long chemin à parcourir.

"Le processus reprend un cours plus général mené par l'Union européenne. Je suppose que les attentes des deux parties sont plutôt faibles. Ils veulent juste lancer le processus et cela va être salué comme un succès de tous côtés" ajoute Dastid Pallaska.

Ce sera une rencontre délicate pour les deux parties. Rendue encore plus difficile par la récente inculpation pour crimes de guerre du président du Kosovo Hashim Thaçi à La Haye.

La guerre de 1998-1999 entre Serbes et Albanais du Kosovo a fait plus de 13 000 morts, et s'est arrêtée avec les bombardements de l'Otan sur la Serbie.

Depuis la proclamation de son indépendance, le Kosovo est reconnu par plus de 100 pays membres des Nations unies et 22 Etats sur 27 au sein de l'UE.