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L'Italie reste divisée sur le plan d'aide de l'Union Européenne

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L'Italie reste divisée sur le plan d'aide de l'Union Européenne
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Les 27 restent partagés sur les chances d'aboutir à un accord sur le plan de relance, lors du sommet européen qui débute vendredi.

Un plan à 750 milliards d'euros qui d'ores et déjà s'annonce inédit par son montant. Mais l'orientation des dépenses et l'enveloppe octroyée par Bruxelles restent au coeur des débats pour les députés italiens.

Si l'Italie compte parmi les Etats les plus durement touchés par la crise sanitaire, qui a fait plonger une économie déjà fragile, l'Union semble avoir entendu l'appel à l'aide lancé par Rome et lui propose une aide substantielle.

"L'Italie est le seul pays à être passé du statut de contributeur net, qui consiste à donner plus qu'à recevoir", note Veronica de Romanis, professeure d'économie européenne à la Luiss, à Rome, "à bénéficiaire net de l'Union Européenne, tout comme la Grèce, l'Espagne, et d'autres pays. A cet égard, l'Italie a déjà gagné la bataille. A mon avis, l'Italie doit percevoir touts ces fonds, car elle en a désespérément besoin".

A l'approche du sommet de ce week-end, les partis politiques italiens restent divisés sur l'aide dont Rome devrait selon eux bénéficier. Contrairement au mouvement Cinq Etoiles, le Parti démocrate soutient que l'Italie doit faire usage de tous les leviers financiers mis à disposition par Bruxelles.

Mais la proposition du président du Conseil européen Charles Michel de faire ratifier la décision de la Commission par les Etats membres, pour chaque enveloppe accordée à la majorité, suscite l'inquiétude.

L'idée même que la décision soit prise par le Conseil poserait problème", estime Piero de Luca, député du Parti Démocrate, "et prendrait une tournure "politique", même s'il y avait le soutien d'une majorité qualifiée des Etats membres. Nous demanderons clairement au gouvernement d'exiger que ce soit la Commission qui, conformément au projet initial, évalue la msie en oeuvre des réformes nationales pour donner accès à cette nouvelle enveloppe d'aide européenne".

Le Mouvement Cinq Etoiles reste la formation politique qui a contesté le plus vivement la mise en place de nouvelles règles fiscales définies par Bruxelles.

"La priorité numéro un est de clarifier les choses", assure Manlio di Stefano, sous-secrétaire d'état italien aux affaires étrangères. "Nous ne voulons pas dire "oui" ou "non" à un outil financier ou un autre. Tout d'abord, nous voulons savoir clairement quel sera le cadre, et ensuite nous choisirons en fonction de ce dont l'Italie a besoin. Ce que je redoute, comme chacun, c'est que la crise finisse par attiser les tensions sociales, et dans ces conditions, on ne peut pas envisager un plan d'austérité qui nous ramènerait à ce qui s'est passé en 2008".

"L'Allemagne assure désormais la présidence tournante de l'Union et malgré l'urgence des mesures à prendre, la chancelière Angela Merkel a déclaré qu'il faudra du temps pour parvenir à un accord sur le plan de relance. Car, comme elle l'a souligné, des différences subsistent comme on peut le constater, et la crise n'a pas touché l'ensemble des 27 États membres de la même manière".