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En Algarve, les "besoins honteux" des nouveaux pauvres

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En Algarve, les "besoins honteux" des nouveaux pauvres
Tous droits réservés  AP Photo/Armando Franca
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Le sud du Portugal est durement frappé par la crise économique conséquente à la pandémie. De plus en plus de personnes se tournent vers les associations caritatives.

La chaleur est écrasante. Mais il n'y a pas de touristes. La région portugaise de l'Algarve est en crise. Ici le chômage ne cesse de grimper : il a crû de 232 % en mai par rapport au même mois l'année dernière.

Les emplois ont subi de plein fouet la pandémie de Covid-19. Dans cette région, il y avait beaucoup de travail, mais aujourd'hui les offres se font rares. Résultat, la crise a profondément transformé le profil social des personnes qui demandent de l'aide.

A Portugal, on appelle ces nouveaux appels de détresse les "besoins honteux". Cristina, 25 ans, a un bébé. Elle touche désormais la moitié de son salaire et ne s'en sort pas.

"Avant, je menais une belle vie. J'avais un salaire de plus ou moins 700 euros. Mais depuis, ils ont réduit nos heures de travail et nous sommes à temps partiel. J'ai commencé à toucher moins que le SMIC", explique cette ouvrière en chômage partiel.

Une réalité nouvelle

Grâce au soutien d'associations comme Refood, les conséquences de la crise sont atténuées. À Faro, le nombre de personnes auxquelles l'organisme donne de la nourriture est passé de 114 à 300... Dont 96 enfants. Et leur nombre ne cesse de grandir, affirment les membres de l'association.

"C'est une réalité nouvelle. Nous recevons des gens de classe moyenne qui n'ont jamais été dans cette situation, d'être obligés de demander de l'aide.... D’être incapables de mettre de la nourriture sur la table pour leurs enfants",regrette Paula Matias, coordinatrice de l'association Refood à Faro.

Alors que la situation s'empire encore, les associations évoquent un autre problème : les dons. Moins nombreux, car il y a moins de contributions. Plus les jours avancent, plus les entreprises comme les particuliers semblent ici à cours de ressource.