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Le Bélarus, entre Russie et Occident

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Le Bélarus, entre Russie et Occident
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Dans les rues des villes biélorusses, les souvenirs de l'époque communiste sont omniprésents. Près de 30 ans après la fin de l'Union soviétique, la question de l'identité nationale est plus présente que jamais, alors que les électeurs s’apprêtent à élire leur président dimanche.

Depuis la dissolution du pacte de Varsovie en 1991, le Bélarus est partagé entre deux influences, la Russie à l'est et l'Union Européenne à l'ouest. Une situation qui pèse sur la politique intérieure du pays.

Des liens forts avec la Russie

Le drapeau rouge et blanc qu'arborent les partisans de l'opposition fait référence à l'époque pré-soviétique, lorsque le Bélarus était indépendant. L'actuel président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, préfère quant à lui le drapeau rouge et vert, hérité de l'ère soviétique, une manière de souligner les bonnes relations du pays avec la Russie.

Les premières années de la présidence de Loukachenko ont été marquées par des liens très chaleureux avec les présidents russes. Une alliance de nécessité, car le Bélarus dépend de Moscou pour le carburant et le commerce, mais qui est allée plus loin, les deux Etats évoquant même une union.

Mais plus récemment, cette relation s'est refroidie - peut-être parce qu'Alexandre Loukachenko a craint que ce projet d'union ne se traduise en une prise de contrôle de la part de la Russie.

Minsk se tourne vers Washington

Le président biélorusse a donc cherché de nouveaux alliés, notamment en Chine, mais aussi aux Etats-Unis. La rencontre avec le secrétaire d'État américain Mike Pompeo l'année dernière a été considérée comme une ouverture potentielle pour le pays.

Mais depuis, Washington a vivement critiqué l'arrestation d'opposants politiques pendant la campagne électorale actuelle, et le refus de Minsk d'autoriser des observateurs internationaux lors du scrutin.

La base de soutien d'Alexandre Loukachenko se trouve dans le Bélarus rural, et dans ses derniers discours, le président a cherché à unifier le pays autour d'une rhétorique ouvertement nationaliste. Et même si les résultats de l'élection font peu de doute dans cette dictature, le président va devoir gérer une vague de contestation sans précédent, venue notamment des populations urbaines, plus attirées par le libéralisme économique.