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Liban : une aide internationale de 250 millions d'euros

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Liban : une aide internationale de 250 millions d'euros
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La colère des Libanais ne retombe pas. Au lendemain d'une journée de mobilisation marquée par des assauts contre des ministères, de nouvelles manifestations ont eu lieu ce dimanche à Beyrouth.

Violences et affrontements avec la police ont assombri le ciel de la capitale libanaise déjà dévastée par la double explosion de mardi. Ce drame, de nombreux Libanais l'imputent à la négligence de leurs dirigeants. Ils réclament leur départ.

Conspué, le gouvernement commence à vaciller. Deux ministre ont déjà démissionné. Celui de l'environnement et Manal Abdel Samad. La ministre libanaise de l'information a été la première à jeter l'éponge.

"Compte tenu de l'ampleur de la catastrophe causée par l'explosion de Beyrouth qui a secoué la nation et blessé nos cœurs et nos esprits, eu égard aux martyrs et aux souffrances des blessés, des disparus et des déplacés et en réponse à la volonté de changement exprimée par le peuple, je démissionne du gouvernement. Je souhaite à notre bien-aimé Liban un prompt rétablissement, l'unité, la prospérité et la stabilité", a-t-elle dit.

Alors qu'une vingtaine de personnes sont toujours disparues, les recherches se poursuivent dans les ruines du port ravagé, même si les chances de les retrouver s'amenuisent. Selon un dernier bilan officiel, 158 personnes ont été tuées et 6 000 blessées dans le drame.

Aider le Liban était à l’ordre du jour d’une conférence internationale organisée par la France. Elle s’est déroulée par visioconférence. Les participants se sont engagés sur une aide de 250 millions d'euros. L'Union européenne a promis un nouveau financement de 30 millions d'euros.

Sur le terrain, les aides internationales continuent d'arriver au Liban. La France, notamment, a mis en place un "pont aérien et maritime" afin d'acheminer plus de 18 tonnes d'aide médicale et près de 700 tonnes d'aide alimentaire vers Beyrouth.