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Dans la capitale des enclaves, entre Pays-Bas et Belgique, le casse-tête du Covid

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The city of Baerle-Nassau, in the Netherlands
The city of Baerle-Nassau, in the Netherlands   -   Tous droits réservés  AFP
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C'est l'histoire d'une drôle de ville jumelle, dont la vie est troublée par le Covid-19. Bienvenue à Baarle-Nassau, aux Pays-Bas, et Baarle-Hertog, en Belgique. Ces deux villages sont imbriqués l'un dans l'autre, et à chaque instant on passe d'un pays à l'autre. Comme dans la galerie d'art de Sylvia.

"Alors on a sur le sol dessiné la frontière, montre Sylvia Reijbroek, artiste-peintre. De ce côté c'est la Belgique, et ça les Pays-Bas. Donc la frontière va dans cette direction. Il y a vraiment deux pays."

Jusque là cette drôle de configuration représentait plutôt une attraction touristique. Seulement voilà, avec le virus, c'est un vrai casse-tête : les règles sont différentes. Côté néerlandais, on n'a pas à porter le masque, c'est obligatoire côté belge.

"Les gens ne comprennent pas quand ils viennent dans ma galerie. S'il faut porter le masque ou pas."

Baarle-Nassau et Baarle-Hertog, qui se transforme en Baerle-Duc en langue française, histoire de compliquer encore les choses, sont surnommées la capitale des enclaves. Il y en a une trentaine au total. Alors sur quelques mètres sur un trottoir, il vous faut changer vos habitudes sanitaires.

"Quand il y a eu le confinement, remarque Willem van Gool, le directeur de l'office du tourisme, les gens côté belge devaient rester à la maison. Ils ne pouvaient sortir que pour les courses. Et ils voyaient les Néerlandais de l'autre côté de la rue, totalement libres."

Il avait fallu 165 ans de discussions pour que les frontières des enclaves soient fixées en 1843. Le Covid-19 lui s'en moque. La communauté de 9 600 habitants a enregistré 14 cas de la maladie et se serre les coudes pour stopper la propagation.