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La France classe 21 départements en zone de circulation active du coronavirus

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Jean Castex, Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran, jeudi 27 août, à Paris, France
Jean Castex, Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran, jeudi 27 août, à Paris, France   -   Tous droits réservés  Christophe Archambault/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Face à une épidémie du coronavirus qui "regagne du terrain", 21 départements sont désormais en zone rouge et le port du masque va devenir obligatoire partout à Paris, le gouvernement voulant "tout faire" pour éviter un "reconfinement généralisé" dévastateur pour l'économie.

"L'épidémie regagne du terrain, et c'est maintenant qu'il faut intervenir", a prévenu le Premier ministre Jean Castex lors d'une conférence de presse à Matignon avec le ministre de la Santé Olivier Véran et celui de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

L'objectif consiste plus que jamais à "casser les chaînes de transmission". L'exécutif a ainsi décidé de mettre 19 nouveaux départements en zone rouge, où le coronavirus circule activement, en plus de Paris et des Bouches-du-Rhône.

Masque obligatoire à Paris

A Paris, M. Castex a annoncé que "le préfet, après concertation avec la maire (Anne Hidalgo), va étendre le port du masque dans l'ensemble de la capitale", une obligation qui concernait jusque-là seulement quelques secteurs particulièrement fréquentés.

"La question évidemment se pose pour la petite couronne, compte tenu des circulations entre ces territoires", a-t-il ajouté.

Le Premier adjoint de la capitale, Emmanuel Grégoire, a indiqué que la ville soutenait ce qu'il considère être une "mesure de simplification", en faisant valoir une mise en oeuvre "très rapide" de la généralisation.

Cette décision fait suite à celle de Marseille qui a rendu la veille le port du masque obligatoire et décrété également la fermeture des bars et restaurants à 23h dans tout le département des Bouches-du-Rhône, une mesure que le gouvernement n'exclut pas non plus pour Paris.

Éviter un reconfinement généralisé

Jean Castex a constaté une "recrudescence incontestable de l'épidémie" qui "progresse sur tout le territoire", avec "39 cas positifs pour 100 000, quatre fois plus qu'il y a un mois".

L'épidémie a fait 30 544 morts en France et plus de 5 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en France au cours des dernières 24 heures, selon les données fournies mercredi par Santé publique France, soit un nouveau record depuis la fin du confinement en mai.

"Le taux de reproduction du virus se situe au-dessus de 1, ce qui signifie qu'il gagne du terrain. Nous étions redescendus à 0,7 en mai. Nous sommes remontés à 1,4".

Quant au nombre d'hospitalisations, il "commence doucement mais sûrement à remonter. Plus de 800 patients Covid sont admis à l'hôpital par semaine en ce moment, contre 500 il y a 6 semaines", a-t-il souligné.

Face à ce retour du virus, "notre objectif, c'est de tout faire pour éviter un reconfinement surtout généralisé", comme au printemps, a affirmé le chef du gouvernement pour qui ce but est "à notre portée collective".

Après les collèges et les lycées, le port du masque devient ainsi obligatoire aussi dans l'enseignement supérieur et plus généralement "dans tous les espaces fermés où se situent plusieurs personnes".

Un million de tests par semaine

Pour sa part, M. Véran a annoncé l'intention du gouvernement de "monter à court terme à un million de tests par semaine" pour juguler l'épidémie, contre plus de 800 000 actuellement.

Le ministre de la Santé, désireux "d'éviter au maximum" un reconfinement général des Ehpad qui serait "très douloureux", a également plaidé pour que les restrictions des visites de familles dans les maisons de retraite soient décidées "de façon toujours proportionnée".

Pour faire respecter les mesures anti-Covid, M. Castex a mis l'accent sur les contrôles. Selon ses chiffres, 700 verbalisations sont dressées chaque jour dans l'ensemble du pays pour non-respect de l'obligation de port du masque.

Le Premier ministre a également encouragé les Français à "éviter autant que possible les fêtes familiales" ou encore "que papi et mamie aillent chercher les enfants à l'école".

Le PIB devrait se contracter de 11% cette année, plombé par le confinement qui a mis l'économie à l'arrêt au printemps pendant le confinement. A une semaine de la présentation du plan de relance, qui injectera 100 milliards d'euros dans l'économie, le Premier ministre français a annoncé son intention de soutenir les secteurs économiques qui "subissent encore l'impact des mesures de protection sanitaire" comme ceux de la culture, du sport, du tourisme, de l'événementiel.